Arabie saoudite: les chrétiens fêtent Noël dans un nouveau climat de tolérance religieuse

25/12/20

Lydia Diggs (ci-dessous), professeur d’anglais, pourra fêter Noël avec sa famille par téléphone et elle apprécie l’ambiance festive particulière qui est créée dans le Royaume. (Photo fournie)
  • La tolérance plus grande à l’égard des autres religions se traduit par une ambiance plus festive, en dépit de l’impact négatif de la pandémie sur l’esprit des fêtes
  • La vente de décorations de Noël dans une boutique de Riyad illustre bien l’esprit d’une nouvelle ère dans le Royaume

RIYAD: Noël en Arabie saoudite semble différent cette année. Une boutique de cadeaux à Riyad propose des sapins et des décorations de Noël. Les personnes qui achètent des tenues de Père Noël, des guirlandes, des boules et d’autres décorations dans cette boutique de la capitale saoudienne témoignent d’une plus grande tolérance dans le Royaume envers les autres religions et confessions.

Au cours des dernières années, les ventes de produits festifs ont progressivement été introduites à Riyad. Elles illustrent la libéralisation sociale qui a été engagée par un décret du gouvernement en 2016, limitant le pouvoir du Comité saoudien pour la promotion de la vertu et la prévention du vice de poursuivre et d’arrêter les contrevenants.

En février, les magasins vendaient des roses rouges et des peluches pour célébrer la Saint-Valentin, une évolution elle aussi inconcevable il y a seulement deux ans. Les décorations de Noël proposées aujourd’hui à Riyad incarnent parfaitement l’esprit d’une nouvelle ère dans le Royaume.

Certes, les foyers chrétiens du monde entier ne vivent pas Noël comme ils le faisaient auparavant. Les restrictions des réunions familiales imposées par la pandémie, combinées aux difficultés financières engendrées par les mesures de verrouillage, ont terni quelque peu l’éclat de la fête du 25 décembre.

En Arabie saoudite, qui continue à imposer des restrictions reliées à la Covid-19, la journée sera plutôt un temps de réflexion que de réjouissance pour les familles chrétiennes expatriées.

La situation dans la région du Golfe est la même que celle qui prévaut dans le reste du monde. Ainsi, les traditions festives des grandes réunions familiales, des rassemblements religieux, des célébrations entre amis et collègues et des marchés de Noël à thème alpin ont été remplacées cette année par des activités en ligne, ou ont été tout simplement annulées. En effet, les gouvernements à travers le monde restreignent les voyages, limitent le nombre de personnes qui peuvent se réunir dans les foyers et suppriment les activités sociales.

En mars, l’Arabie saoudite a imposé des restrictions sur les voyages afin d’endiguer la pandémie de coronavirus. Si le Royaume a partiellement levé la suspension des vols le 15 septembre, tous les vols internationaux ont été de nouveau suspendus le 20 décembre pour une durée d’une semaine, après l’apparition d’une nouvelle souche de coronavirus en Europe.

«Je suis un chrétien basé en Arabie saoudite. Je fête Noël dans la solitude, loin de ma famille», déclare à Arab News Jeruel Trinidad, un expatrié américain qui travaille à Riyad. «Normalement, je rentre chez moi pendant cette période pour être à côté de mes proches. Mais cette année, pour les raisons que l’on connaît, je suis resté coincé là où je suis. J’essaierai de passer Noël dans un restaurant confortable qui sert mes plats préférés, de communiquer par vidéo avec mes proches, de retrouver des amis qui sont dans la même situation que moi et, surtout, je n’arrêterai pas de travailler afin de me distraire et de chasser la nostalgie. Quand tout cela prendra fin, je rentrerai chez moi».

De nombreuses familles chrétiennes espéraient que la pandémie serait contenue avant le mois de décembre, et rêvaient de réunions de fête après les longs mois de solitude et d’isolement. Toutefois, l’Organisation mondiale de la santé a mis en garde contre «un risque important de propagation accrue de la Covid-19 au cours des fêtes de fin d’année». Les experts conseillent d’éviter les déplacements inutiles et les rassemblements religieux dans des endroits fermés.

Cette situation ne devrait pas changer de manière significative le 7 janvier prochain, lorsque les chrétiens coptes célébreront la naissance de Jésus-Christ.

Quoiqu’ils soient déçus, un grand nombre d’expatriés chrétiens en Arabie saoudite entendent célébrer cet événement, mais de manière responsable.

Décorations de Noël dans un centre commercial à Djeddah. (photo fournie)

Berney James, un ressortissant indien basé à Riyad, admet que les choses ne seront plus les mêmes. Il affirme cependant qu’il ne laissera pas la pandémie tempérer son esprit de fête. «La maison est l’endroit idéal pour célébrer Noël», confie M. James à Arab News. «Cette fois-ci, nous nous attendons à beaucoup de choses, mais nous sommes aussi déçus en raison des restrictions de voyage imposées par la pandémie. Néanmoins, nous décorons nos maisons et organisons des repas entre amis.»

En cette année ravagée par la pandémie, les expatriés chrétiens dans le Royaume, comme partout dans le monde, essaient de profiter au mieux, malgré la crise, et de se concentrer sur les aspects positifs.

Fina Concepcion est une ergothérapeute qui travaille à la Cité médicale militaire du prince Sultan à Riyad. Elle retourne d’habitude aux Philippines passer les fêtes avec sa grande famille. Cette année, elle a essayé, autant que possible, de créer un Noël magique pour son jeune fils. Sous leur sapin, un nouveau jouet emballé l’attend. Il l’ouvrira le matin de Noël.

Le Simbang Gabi, ou Messe de nuit, est une importante célébration religieuse qui s’étend sur neuf jours et qui est célébrée chaque année aux Philippines avant Noël. Cette année, la famille Concepcion ainsi que de nombreux Philippins catholiques sont privés de ce service. Fina espère que la pandémie sera bientôt contenue et qu’elle pourra se rendre chez elle.

Si certaines familles d’expatriés cherchent à vivre les traditions d’un Noël plus familier, d’autres ont choisi des passe-temps saoudiens pour compenser leur désir de retourner chez eux.

Arnold Gonzales Pineda, un expatrié philippin basé dans la ville saoudienne de Buraydah, raconte à Arab News: «La veille de Noël, nous organisons un festin, nous chantons un peu et nous échangeons des cadeaux, selon ce que chacun peut se permettre.»

Nonie Sagadal Jr, un résident de Riyad, explique que les Philippins en Arabie saoudite célèbrent habituellement Noël de différentes façons: «Certains organisent des fêtes chez eux ou près de leur domicile, organisent des activités et échangent des cadeaux. Durant ces rassemblements, ils chantent en groupe et dansent sur la musique.

«D’autres groupes d’amis ou de collègues de travail sortent pour fêter la nuit de Noël. Ils oublient les corvées de cuisine et dînent à l’extérieur.»

Selon Nonie Sagadal Jr., les familles, en revanche, passent généralement le jour de Noël dans les parcs publics ou se retrouvent au restaurant.

Pour Lidiane Ramos Faubel, une entraîneure personnelle de fitness et d’arts martiaux originaire du Brésil, passer du temps avec ses amis et ses proches est plus important que les cérémonies religieuses de la saison.

Elle est heureuse d’avoir une communauté d’amis brésiliens à Djeddah avec lesquels elle peut vivre les fêtes, et soulager le mal du pays.

Lidiane Ramos Faubel passe Noël en famille. (photo fournie)

Lydia Diggs, professeur d’anglais à l’université du Roi Abdelaziz de Djeddah et entraîneure holistique, explique qu’elle aurait souhaité passer Noël avec sa famille. Pour elle, cette fête a une signification plus spirituelle que matérielle. Elle souligne néanmoins qu’elle apprécie que les étudiants lui souhaitent un «Joyeux Noël», dans la mesure où ces vœux créent un environnement plus convivial.

Don Owens est directeur des sciences des polymères et des matériaux au Centre de recherche et de développement d’entreprise de la Sabic, à l’Université des sciences et technologies du Roi Abdallah (Kaust). Cette année, il passe son premier Noël en Arabie saoudite. Plutôt que de rentrer aux États-Unis passer les vacances avec sa grande famille, il profite de cette période pour explorer les merveilles naturelles de l’Arabie saoudite et faire l’expérience d’un voyage de camping de Noël.

«L’une de nos activités préférées en Arabie saoudite durant cette époque de l’année est de faire des excursions dans le désert», raconte M. Owens à Arab News. «Nous avons décidé de nous réunir avec des amis de l’université Kaust, de faire un voyage de deux jours et de camper dans le désert. Nous passerons pour la première fois la nuit dans le désert. Toute la famille est donc très enthousiaste.»

Sarah Palmer, qui travaille pour la société John Hopkins Aramco Healthcare à Dhahran, explique à Arab News: «Je suis Australienne. Je me réjouis donc de passer le jour de Noël au soleil en Arabie saoudite. Certains de nos amis ici sont devenus aussi proches que notre famille. Ainsi, le jour de Noël, nous déjeunerons en plein air au bord de la piscine pour profiter du beau temps».

Pendant les longs mois de séparation, Internet a été une véritable «bénédiction» qui lui a permis de rester en contact avec les membres de sa famille qui vivent à des milliers de kilomètres.

«Nous échangerons plein de messages avec nos proches dans le monde entier. Nous partagerons des vidéos des enfants qui ouvrent leurs cadeaux, des photos des plats, sans oublier FaceTime qui permettra aux enfants de voir leurs cousins et leurs grands-parents», ajoute Mme Palmer.

Noël peut paraître différent cette année, en particulier pour les expatriés qui passent la période des fêtes loin de chez eux. Cependant, ils se souviendront longtemps de ce Noël, grâce à l’environnement de plus en plus ouvert et tolérant du Royaume, et grâce aux allées des magasins qui évoquent des souvenirs de leur pays, et surtout grâce à la technologie des smartphones.

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Une vision moderne de la vie

Lors d’une visite officielle en Égypte en mars 2018, le prince héritier Mohammed ben Salmane a convié le pape Tawadros II, chef spirituel de l’Église orthodoxe copte du pays, à visiter le Royaume. Au cours d’une visite de la cathédrale Saint-Marc au Caire, le prince héritier a affirmé que tous les chrétiens coptes étaient les bienvenus en Arabie saoudite.

Le pape Tawadros a évoqué cette rencontre dans une interview exclusive accordée par la suite à Faisal J. Abbas, rédacteur en chef d’Arab News: «Le prince héritier est une personnalité ouverte d’esprit qui a une vision moderne de la vie, et cela nous réjouit.» Peu de temps après, une délégation copte se rendait en Arabie saoudite pour des sermons privés destinés aux chrétiens coptes vivant dans le Royaume.

Le pape Tawadros a également précisé que les réunions que tiennent le prince héritier, Mohammed ben Salmane, et les responsables saoudiens «à tous les niveaux, qu’ils soient religieux, politiques ou culturels, sont très bénéfiques pour le peuple et le Royaume et favorisent le développement humain».

En mars 2018, le prince héritier Mohammed ben Salmane a rencontré à Londres l’archevêque de Canterbury, Justin Welby. Ils ont abordé les réformes engagées en Arabie saoudite. Selon l’archevêché: «Le prince héritier s’est engagé fermement à soutenir l’épanouissement des personnes appartenant aux différentes religions et à promouvoir le dialogue interconfessionnel dans le Royaume et au-delà.»

En septembre 2019, une délégation composée de dirigeants chrétiens évangéliques s’est rendue en Arabie saoudite et a tenu une série de réunions dans le but de promouvoir l’harmonie entre les religions. Cette délégation, présidée par l’écrivain américain Joel Rosenberg, a été accueillie par le prince héritier, Mohammed ben Salmane. Les efforts visant à promouvoir la coexistence des religions et la tolérance ainsi que la lutte contre l’extrémisme et le terrorisme ont été mis en avant.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com.

Cet article a été publié pour la première fois dans (Arab News)

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Le succès de l’Arabie saoudite dans l’élimination de l’extrémisme est salué

14/11/20

Dr Yousef bin Ahmed Al-Othaimeen. (SPA)

« La digression du prince héritier a expliqué que l’islam criminalisait les opérations terroristes et interdisait l’effusion de sang »
DJEDDAH: Le secrétaire général de l’Organisation de la coopération islamique, Dr Yousef Al-Othaimeen, a confirmé que le discours du prince héritier Mohammad ben Salmane, dans lequel il a remercié le roi Salmane, selon son discours devant le Conseil de Shoura, était caractérisé par la transparence dans toutes les affaires locales, y compris les réalisations de l’Arabie saoudite dans un court laps de temps.

Il a salué l’assurance du prince héritier que le Royaume combattait le terrorisme et l’extrémisme en éliminant le projet idéologique qui était établi depuis 40 ans, alors que les citoyens saoudiens faisaient preuve de tolérance et rejetaient les idées extrémistes. «La digression du prince héritier a expliqué que l’islam criminalisait les opérations terroristes et interdisait les effusions de sang.»

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L’Arabie saoudite réalise des «exploits sans précédent», affirme le prince héritier

12/11/20

Prince Mohammed ben Salmane. (Photo fournie/ Arab News)

Le prince héritier Mohammed ben Salmane a affirmé que la campagne anticorruption a porté ses fruits, et a permis de recouvrer 247 milliards de riyals saoudiens (55,8 milliards d’euros) en trois ans
Le fonds souverain du Royaume, le Fonds d’investissement public (PIF) injectera 150 milliards de riyals annuellement – soit près de 34 milliards d’euros – dans l’économie en 2021 et en 2022, a également annoncé le prince
LONDRES : Le prince héritier Mohammed ben Salmane a déclaré jeudi que l’Arabie saoudite avait réussi à réaliser des exploits sans précédent dans un temps record, selon l’agence de presse saoudienne (SPA).

Dans une allocution adressée au Conseil de la Choura (Assemblée consultative), le prince héritier a affirmé que le Royaume avait connu une croissance exponentielle au cours des trois dernières années, et a souhaité que cette croissance s’accélère lorsque la pandémie de coronavirus prendra fin.

Le prince a précisé que le Royaume fait partie des dix pays dans le monde qui ont le mieux lutté contre la pandémie de Covid-19, malgré toutes les difficultés. Il a ajouté que la priorité du Royaume est de remédier au chômage et d’accroître les opportunités d’emploi.

Le prince Mohammed souligne que, bien que la corruption ait sévi dans le Royaume et qu’elle se soit jadis propagée comme un «cancer», la campagne anticorruption a été efficace et a permis de recouvrer 247 milliards de riyals saoudiens (55,8 milliards d’euros) en trois ans.

Il indique également que le gouvernement a entrepris une vaste restructuration pour augmenter les revenus non pétroliers et travaille dur afin de diversifier et de doubler la taille de l’économie du pays.

Les bons résultats du PIF

Le fonds souverain du Royaume – le Fonds d’investissement public (PIF) – injectera 150 milliards de riyals annuellement (soit près de 34 milliards d’euros) dans l’économie en 2021 et en 2022, a également annoncé le prince.

Le fonds a réussi à obtenir un meilleur retour sur investissement, avec un minimum de 7%, contre 2% depuis sa mise en place, certains investissements offrant un retour sur investissement dépassant 70%, voire pour certains supérieur à 140%, a-t-il ajouté.

Le prince a expliqué que les liquidités pour le PIF seront créées en réutilisant ces investissements et en créant des circuits économiques locaux à même de favoriser l’émergence de secteurs inédits qui offriront de nouvelles possibilités.

En outre, il a souligné que le PIF avait créé plus de 190 000 emplois au cours de ces quatre dernières années, ajoutant que les actifs mobiliers et immobiliers, qui valent des dizaines de milliards de riyals, ont été transférés au ministère des Finances et reflèteraient les recettes, une fois liquidées.

L’Arabie saoudite possède l’une des économies les plus importantes du monde et le gouvernement a réformé le marché du travail pour attirer des employés à valeur ajoutée, a encore assuré le prince.

S’exprimant un jour après l’attentat qui a eu lieu dans un cimetière à Djeddah et celui de l’ambassade saoudienne aux Pays-Bas, le prince a averti que le Royaume continuerait à frapper d’une «main de fer» ceux qui menacent sa sécurité et sa stabilité.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

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Un programme saoudien pour une culture de dialogue et de tolérance

01/10/20

  • Le Programme du dialogue 2020 promeut le dialogue, la citoyenneté commune et la coexistence dans le monde arabe en participant à toute une série de projets
  • L’islam a fourni la première Constitution qui renforce l’idée de citoyenneté commune et de liberté des religions

RIYAD: Le Centre international du Roi Abdallah ben Abdelaziz pour le dialogue interreligieux et interculturel (KAICIID) et le Programme international pour le développement de la communication (PIDC) ont conjointement lancé mercredi le Programme de dialogue 2020 entre les dirigeants et les organisations religieuses du monde arabe.

Pour le secrétaire général du KAICIID, Fayçal ben Abdelrahman ben Muaammar, le Centre a pour mission de renforcer la culture du dialogue et de la coexistence et de mettre en évidence la valeur de la diversité humaine. Selon lui, le Centre établit également les bases nécessaires à la compréhension et à la collaboration entre toutes les religions et toutes les cultures, et marque l’importance de créer une culture diversifiée.

Fayçal ben Muaammar explique que le Centre fournit des solutions durables aux défis auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui et que «le dialogue sérieux peut renforcer le rôle des institutions interreligieuses, en aidant à promouvoir une culture de dialogue, de coexistence et de tolérance dans la société. L’objectif du Centre est de s’adresser à l’ensemble de l’humanité et pas seulement à une société spécifique». D’après lui, les événements terroristes qui ont déchiré la région sont le résultat du fanatisme et de la haine. Il affirme que les gens d’origines diverses et multiples peuvent coexister pacifiquement dans la société.

«L’islam a apporté la première Constitution qui renforce l’idée de citoyenneté commune et de liberté des religions. En effet, la charte de Médine est une Constitution complète, qui guide les personnes de différentes religions sur la manière de vivre ensemble pacifiquement et de pratiquer librement leur religion. Et surtout, ce texte renforce les valeurs de la coexistence, de la justice, de la sécurité et de la paix entre les uns et les autres», affirme-t-il.

Fayçal ben Muaammar fait appel à ceux qui sont capables de combattre le discours de l’extrémisme, en soulignant que le dialogue peut renforcer «les principes et les valeurs humaines comme la compassion, le respect, la tolérance, la paix et la solidarité sociale».

Par ailleurs, il exhorte les institutions et les dirigeants religieux, ainsi que les décideurs politiques, à promouvoir ces valeurs et à renforcer la citoyenneté globale.

«Ces dirigeants et ces institutions sont capables de combattre et d’affronter les menaces que font peser les groupes extrémistes sur la coexistence pacifique et la tolérance», explique-t-il. «Les institutions religieuses devraient renforcer la culture de la citoyenneté commune, chacune dans sa société.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

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Le podcast Divorce Coach veut mettre fin à la stigmatisation du divorce en Arabie saoudite

28/08/20

Ghazal Hashim (centre), une entrepreneuse sociale saoudienne et « coach » en divorce (Photo, fournie)
  • En juin, 4 079 certificats de divorce ont été délivrés en Arabie saoudite, soit 30 fois plus que les 134 certificats accordés en avril
  • Avec la hausse du taux de divorce dans le Royaume, deux Saoudiennes s’emploient à remplacer la honte par l’espoir

DJEDDAH: Selon le dernier rapport du ministère saoudien de la Justice, le taux des divorces a commencé à augmenter dès que le confinement a pris fin et que la vie a repris son cours normal.
En juin, 4 079 certificats de divorce ont été délivrés en Arabie saoudite, soit 30 fois plus que les 134 certificats accordés en avril, lorsque les autorités ont commencé à appliquer de strictes restrictions de mouvement. Le pic soudain est extrême, mais il reflète néanmoins une augmentation spectaculaire du taux de divorces dans le Royaume ces dernières années.
Pointant le problème, Ghazal Hashim, une entrepreneuse sociale saoudienne et « coach » en divorce, a lancé un projet pour aider les gens à surmonter ce qu’elle décrit comme « la honte et la stigmatisation » associées à la rupture du mariage. L’entrepreneuse a lancé son podcast Turn the Page en 2017 avec une amie, spécialiste en éducation, Basma Bushnak.
Le podcast a par la suite incité Hashim à créer un centre de coaching, le centre Nehayat Bedaya (« Ensemble pour une meilleure fin »), spécialisée dans les questions liées au divorce. Cette initiative volontaire reste la seule plate-forme arabe à répondre aux défis sociaux, juridiques, émotionnels, professionnels et familiaux de la vie après le divorce.
Toutes deux discutaient des défis auxquels sont confrontées les mères célibataires, et c’est ainsi que cette idée leur est venue. Elles ont alors décidé d’offrir aide et soutien aux femmes dans leur situation.
« Nous avions d’abord imaginé coécrire un livre, mais après de nombreuses discussions, nous avons finalement décidé de lancer un podcast où nous pourrions discuter de manière amicale », a déclaré Hashim à Arab News.
Le premier épisode a été diffusé en 2017 sur Mstdfr Network avant d’apparaître, pour sa quatrième saison, sur Mohtwize Network. Le podcast a évolué au fil des années. La première saison était centrée sur les femmes, mais lorsque les deux animatrices se sont rendu compte que les hommes divorcés manquaient aussi de visibilité, elles ont commencé à inclure des invités masculins dans la discussion.
Hashim explique « qu’elles n’encouragent pas les gens à divorcer, mais consacrent leurs efforts à aider les femmes et les hommes divorcés à surmonter la honte sociale et à prendre un  nouveau départ avec confiance. »
« La séparation ne doit pas être considérée comme un échec, affirme-t-elle, ajoutant : Le divorce peut être un catalyseur pour un changement positif dans la vie lorsque la vie conjugale devient impossible. »
« Notre but est de briser la stigmatisation sociale liée au divorce. Le divorce est encore tabou dans notre société, alors qu’il s’agit d’un phénomène en constante évolution – vous trouverez difficilement une famille sans un seul cas de divorce parmi ses membres. »
Au cours de la troisième saison du podcast, elles ont élargi la discussion pour y inclure les défis et les risques qui peuvent menacer l’unité de la famille et conduire au divorce s’ils ne sont pas correctement traités, tels que l’infidélité et la dépendance.
« Nous en sommes à la quatrième saison, nous avons diffusé environ 50 épisodes, et le nombre total d’auditeurs sur la seule plate-forme SoundCloud est de plus de 200 000 », précise Hashim.
Le site Web du podcast permet également aux auditeurs de partager leurs expériences, séparation, monoparentalité et stratégies d’adaptation. Les deux créatrices organisent également une réunion mensuelle de groupe de soutien avec des experts, réunissant des personnes divorcées depuis deux ans, chaque session traitant d’un nouveau sujet. Le centre Nehayat Bedaya de Hashim vise à soutenir ceux qui sont en instance de divorce, en leur fournissant une feuille de route.
« Mes contacts réguliers avec les personnes divorcées, mes lectures et mes rencontres avec des experts pour la préparation des épisodes du podcast m’ont conduit à devenir coach de divorce certifiée en 2019. Je fais actuellement une maîtrise en thérapie conjugale et familiale », précise-t-elle.

Hashim a réuni une équipe de jeunes psychologues cliniciens pour soutenir les personnes qui ont divorcé récemment, pour lesquelles l’expérience peut parfois représenter « un voyage très solitaire ».
Le centre, situé à Djeddah, propose des services de coaching en matière de divorce et des séances de groupe de soutien fermées. Il s’adresse pour le moment aux femmes divorcées depuis un an, mais prévoit d’inclure les hommes divorcés ainsi que les enfants de couples séparés.
« Le coaching de divorce est un processus flexible et axé sur des objectifs conçus pour soutenir, motiver et aider les personnes en instance de divorce à prendre les meilleures décisions pour leur avenir», déclare Hashim.
« Le coaching est différent de la thérapie, mais ils se complètent. Un thérapeute est un expert dont l’objectif principal est de chercher et de guérir, alors qu’un coach est un partenaire qui se concentre sur la découverte. Le coaching se concentre sur l’avenir. Tous deux sont des professionnels dont l’objectif principal est d’aider leurs clients », explique-t-elle.
« Ils peuvent également travailler ensemble car de nombreux thérapeutes appliquent parfois des techniques de coaching. Un coach ne prétend jamais mieux savoir, et nous nous référons toujours aux thérapeutes si nous découvrons qu’un client est gravement maltraité ou pourrait souffrir de problèmes de santé mentale, par exemple », ajoute-t-elle.
Les gens choisissent parfois un coach au lieu d’un conseiller parce qu’ils le trouvent plus abordable mais elle prévient : « Choisir la mauvaise personne à qui demander de l’aide peut avoir un impact négatif sur le client. »
Hashim espère inclure des services juridiques et de conseil dans les offres du centre ainsi que des formations et des ateliers spécialisés dans le cadre d’un projet national visant à faire évoluer la perception de la société sur le divorce, de façon à la rendre plus tolérante et plus favorable.
Elle affirme que les médias ont joué un rôle important en renforçant la stigmatisation sociale associée au divorce, qui est généralement liée à l’échec, à la douleur et à la délinquance infantile.
« Le divorce en soi n’est pas le problème, c’est la façon dont nous le traitons. Malheureusement, nous manquons d’images positives et d’exemples de divorces réussis ou sains », souligne-t-elle. Si le fait de divorcer était aussi mauvais, notre religion ne l’aurait pas légalisé et n’aurait pas consacré toute une sourate du Coran au divorce. »
Elle confie que bien que le divorce soit une épreuve pour tous, les hommes divorcés sont rarement encouragés à reconnaître leurs sentiments ou à apprendre de leurs expériences, ils ont donc tendance à passer par plusieurs mariages et à échouer chaque fois.
« Dans la plupart des sociétés arabes, le divorce est discuté d’un point de vue exclusivement religieux, ce qui a pour conséquence un soutien insuffisant aux familles et un manque de considération de leur importance », conclut-elle.

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Lana Kamel Komsany, réalisatrice, scénariste, actrice et coach de théâtre saoudienne

02/08/20

Lana Kamel Komsany

  • Komsany a obtenu sa licence en théâtre de la Northeastern University, Boston, en 2000, et a joué et dirigé des pièces de théâtre au Caire telles que «Al-Rahaya»
    La réalisatrice, scénariste, actrice et coach de théâtre saoudienne Lana Kamel Komsany a participé à une conférence virtuelle de la Commission du théâtre et des arts du spectacle fin juillet dans le cadre de plans visant à mettre en valeur les talents saoudiens, à remodeler et à renforcer le domaine.

Komsany a discuté de l’utilisation des talents et de la culture locaux pour produire un théâtre contemporain de haute qualité qui représentera l’Arabie saoudite au niveau international.

«Nous avons un mélange incroyable d’artistes, d’universitaires et d’individus expérimentés. Avec une collaboration et des conseils appropriés, le contenu créatif peut voir le jour », a-t-elle déclaré à Arab News. Komsany a déclaré que notre identité locale «est qui nous sommes et comment nous faisons de l’art».

«C’est une identité riche et complexe, qui mérite d’être représentée sur scène au niveau local et international», a-t-elle ajouté.

Komsany a obtenu sa licence en théâtre de la Northeastern University, Boston, en 2000, et a joué et dirigé des pièces de théâtre au Caire telles que «Al-Rahaya».

Elle a dirigé et a fait partie de l’initiative «Bussy» («look») pour faire la lumière sur les histoires de vie des femmes.

Komsany a supervisé le département de théâtre du Visual Arts Club de Djeddah et dirigé des pièces permettant aux enfants de créer de véritables productions.

Komsany a joué un rôle majeur dans la formation des talents au programme Saudi Aramco pour l’enrichissement des connaissances lors de l’exposition «1001 Inventions» à Djeddah et à Riyad.

Son implication dans la saison 2019 de Djeddah avec «Ozwa Street» a boosté sa carrière théâtrale.

Elle a ensuite ouvert un studio privé appelé I Stage et a créé «I am Woman» en tant que première production théâtrale dans le cadre des activités des anciennes élèves de Dar Al-Hanan à l’occasion de la Journée internationale de la femme.

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L’Arabie saoudite dévoile sa nouvelle et ambitieuse académie sportive

30/07/20

Le Président de la FIFA, Gianni Infantino, a félicité le Royaume pour le lancement de son nouveau projet sportif. (Photo, Mahd Sports Academy)

La Mahd Sports Academy, une académie sportive visant à développer une « génération dorée » de sportifs saoudiens
De nombreuses personnalités du monde du football se sont félicitées de cette initiative
RIYAD : L’Arabie saoudite a enfin dévoilé le projet très attendu de la Mahd Sports Academy, une académie sportive, visant à former une nouvelle génération de champions sportifs saoudiens. La nouvelle structure mise en place par le Royaume sera accessible à tous les enfants saoudiens de 6 ans à 12 ans, pour les sports individuels et collectifs, et s’adressera aux deux sexes.
Le Président de la FIFA, Gianni Infantino, a félicité le Royaume pour le lancement de son nouveau projet sportif et de nombreux entraineurs et personnalités du ballon rond se sont également réjouies de cette nouvelle initiative, de Jose Mourinho à Fabio Capello, en passant par Roberto Mancini et Edwin Van der Sar.
On s’attend à ce que la Mahd Academy devienne au cours de la prochaine décennie l’une des plus grandes académies sportives au monde, visant à former une nouvelle « génération dorée » de sportifs, qui permettra au Royaume de jouer les premiers rôles lors de grands événements régionaux, continentaux et mondiaux. Cette nouvelle académie permettra de répondre à une série d’échecs sportifs des Saoudiens, en particulier dans le football : l’Arabie saoudite avait été défaite 5-0 par la Russie à la Coupe du Monde 2018 et n’a pas remporté la Coupe d’Asie en 2019.
Malgré ces revers, l’Arabie saoudite a pris une place importante dans le monde du sport ces dernières années en organisant nombre d’événements sportifs de haut niveau, comme les Super Coupes d’Espagne et d’Italie, le Dakar, la Formule E et le championnat du monde de boxe poids lourds. L’Académie de sport récemment créée est la conséquence logique de ces événements, et a pour objectif de développer des talents locaux à même de rivaliser à l’échelle mondiale.

L’académie recherchera des joueurs en deux étapes : à l’école primaire, plus de 10 000 professeurs d’éducation physique aux côtés des scouts formeront des jeunes joueurs et chercheront à découvrir de nouveaux talents. La deuxième étape prévoit que les enfants sélectionnés rejoindront des centres de découvertes de talents. Le pays en comptera 44 d’ici la fin de l’année 2025.
Son Altesse le prince Abdulaziz bin Turki Al-Faisal, ministre des Sports, s’est exprimé au sujet de la nouvelle académie : « Ce projet est un rêve pour l’Arabie saoudite, la nation se concentrant désormais sur la création de talents saoudiens qui pourront rivaliser à l’échelle mondiale, et rendront leur pays fier »
Abdulla bin Faisal Hammad, le directeur exécutif de la Mahd Sports Academy, a pour sa part expliqué : « Nous avons plus d’1,7 million d’élèves à l’école élémentaire qui font du sport une heure par semaine, mais leurs talents ne sont pas reconnus avant d’atteindre l’âge de 14 ans. À cet âge, il est plus difficile de façonner un champion. Si nous pouvons nous connecter avec eux plus tôt et leur fournir une meilleure formation, nous serons en mesure de créer de meilleurs joueurs efficacement »

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Beautyworld Arabie Saoudite s’installe à Riyad en 2021

28/07/20

L’année dernière, Beautyworld Arabie saoudite a attiré plus de 5000 acheteurs et professionnels de la beauté saoudiens, tandis que 193 exposants de 22 pays ont présenté leurs dernières marchandises.

Beautyworld Arabie Saoudite a de nouvelles dates et un nouveau lieu, avec la seule exposition du Royaume dédiée aux produits de beauté, aux cheveux, aux parfums et au bien-être, qui se tiendra du 6 au 8 avril 2021 au Riyadh Front, ont annoncé les organisateurs du salon.

La troisième édition de l’événement annuel de trois jours devait initialement se dérouler à la fin du mois de septembre à Djeddah, mais se passera désormais au printemps à partir de 2021. Le nouvel emplacement à Riyad améliorera l’accès aux principaux acheteurs et professionnels de la beauté dans la capitale et le centre commercial du Royaume.

Cette décision a été prise alors que l’Arabie saoudite continue de mettre en œuvre des mesures de santé et de sécurité appropriées à l’intérieur de ses frontières pour contenir la propagation de la pandémie mondiale de COVID-19, les nouvelles dates étant largement approuvées par les principaux acteurs du secteur.

Beautyworld Arabie saoudite est organisé par ACE Group, basé en Arabie saoudite, sous licence de Messe Frankfurt Middle East, basé à Dubaï, qui organise Beautyworld Middle East à Dubaï.

Elaine O’Connell, directrice du salon Beautyworld Arabie Saoudite, a déclaré: «Nous sommes impatients de revenir au printemps de l’année prochaine, et comme il est d’usage, Beautyworld Arabie Saoudite accueillera un large éventail de fonctionnalités à valeur ajoutée, notamment des ateliers éducatifs et des conférences pour tenir les professionnels de l’industrie informés et engagés.

«L’année dernière, le salon a attiré plus de 5 000 acheteurs et professionnels de la beauté saoudiens, neuf pour cent de plus que l’édition de lancement en 2018, tandis que 193 exposants de 22 pays ont présenté leurs dernières marchandises, 15% de plus que l’année précédente. Nous pouvons nous attendre à un succès similaire lors de la 3e édition à Riyad l’année prochaine.

Zahoor Siddique, vice-présidente d’ACE Group, a ajouté: «Le déplacement de Beautyworld Arabie Saoudite à Riyad est de bon augure pour les entreprises saoudiennes et internationales. Riyad est un plus grand marché avec la plus grande population du Royaume.

«De plus, le nombre d’usines de parfums et de salons à Riyad est comparativement plus élevé. Tant du point de vue du B2B que du consommateur final, le potentiel commercial devrait être élevé. De plus, la demande d’un salon de beauté de la part des acteurs de l’industrie a été l’un des facteurs décisifs.

L’Arabie saoudite est le plus grand marché de la beauté et des soins personnels (BPC) au Moyen-Orient et en Afrique (MEA) qui, selon les analystes Euromonitor International (EMI), était estimé à 5,2 milliards de dollars en 2019.

L’EMI prévoit que la valeur au détail du marché saoudien du BPC atteindra 5,8 milliards de dollars d’ici 2022 à un taux de croissance annuel composé de 3,2%, représentant près de 20% de l’ensemble du marché MEA.

Beautyworld Arabie saoudite est le 5e événement Beautyworld au monde, après les expositions annuelles à Dubaï (Beautyworld Moyen-Orient) et au Japon (Beautyworld Japon, Japon Ouest et Japon Fukuoka).

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Un plan de 800 milliards de dollars pour faire de Riyad un centre culturel pour le Moyen-Orient

06/07/20

Fahd Al-Rasheed, président de la Commission royale pour la ville de Riyad. (Fournie)

Le chef de la planification de la capitale saoudienne dévoile une stratégie ambitieuse avant le sommet du G20 sur le développement urbain
DUBAI: l’Arabie saoudite lance un plan de 3 milliards de RS (800 milliards de dollars) pour doubler la taille de Riyad au cours de la prochaine décennie et la transformer en un centre économique, social et culturel pour la région.

La stratégie ambitieuse pour la capitale a été dévoilée par Fahd Al-Rasheed, président de la Commission royale pour la ville de Riyad, avant les principales réunions de l’U20, la branche du sommet des dirigeants du G20 qui traite du développement et de la stratégie urbains.

« Riyad est déjà un moteur économique très important pour le Royaume, et bien qu’il soit déjà très réussi, le plan maintenant, dans le cadre de la Vision 2030, est de réellement aller plus loin, de doubler la population à 15 millions de personnes », a-t-il déclaré à Arab News.

« Nous avons déjà lancé 18 mégaprojets dans la ville, d’une valeur de plus de 1 billion de RS, plus de 250 milliards de dollars, pour à la fois améliorer l’habitabilité et générer une croissance économique beaucoup plus élevée afin de créer des emplois et de doubler la population en 10 ans. C’est un plan important et toute la ville travaille pour que cela se produise».

Environ 250 milliards de dollars d’investissements sont attendus du secteur privé, le même montant étant généré par l’augmentation de l’activité économique due à la croissance démographique, aux finances et aux opérations bancaires, au tourisme culturel et désertique et aux événements de loisirs.

«Nous devons également veiller à ce que la croissance soit bien gérée, de sorte que l’accent sera mis sur les transports et la logistique, notamment le métro de Riyad qui ouvrira au début de l’année prochaine. L’objectif est d’augmenter la productivité », a déclaré Al-Rasheed.

Le plan prévoit la création d’une «méga zone industrielle» axée sur les technologies avancées telles que les énergies renouvelables et l’automatisation, la biotechnologie et l’aquaponie. Une autre caractéristique clé est la durabilité, avec la conservation de l’énergie, l’économie circulaire du carbone avec l’accent mis sur la réduction des émissions et la gestion de l’eau, toutes des priorités.

« 7 millions d’arbres seront plantés à Riyad au cours des prochaines années, et King Salman Park sera plus grand que le Hyde Park de Londres », a déclaré Al-Rasheed.

POINTS FORTS

18 mégaprojets ont déjà été lancés pour une valeur de plus de 250 milliards de dollars.

7 millions d’arbres plantés à Riyad au cours des prochaines années.

King Salman Park sera plus grand que le Hyde Park de Londres.

La ville se veut également un pôle artistique et culturel du Moyen-Orient. Un opéra est à l’étude, ainsi que des expositions d’art public avec 1000 œuvres commandées dans le monde entier. « Nous n’avons rien vu de tel depuis la Renaissance de Florence », a déclaré Al-Rasheed.

Les plans seront discutés cette semaine lors des réunions en ligne de l’U20 reliant Riyad à Houston. La capitale pétrolière du Texas connaît un nouveau pic de cas de coronavirus et des pandémies seront à l’ordre du jour. « Nous voulons gérer celui-ci, mais aussi être prêts pour le prochain », a déclaré Al-Rasheed.

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Le livre de style saoudien «Under the Abaya» célèbre l’autonomisation des femmes

28/06/20

Fatima Al-Banawi photographiée par Pano Studio. Fourni

Lancé à l’anniversaire de la décision historique de permettre aux femmes de conduire en Arabie saoudite, le livre met en lumière la scène mode unique du Royaume
DUBAI: le tout premier livre de style de rue d’Arabie saoudite lancé par l’entrepreneur saoudien et leader de l’industrie, Marriam Mossalli, «Under the Abaya: Street Style from Saudi Arabia», est révolutionnaire dans son exposition de la scène de la mode unique du Royaume, encore peu connue en dehors du pays. Alors que la première édition offrait une introduction aux femmes saoudiennes progressistes, la seconde met en lumière leurs défis et leurs aspirations à travers la lentille de la mode.

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Le livre a été lancé le 24 juin, le jour même où l’Arabie saoudite a levé l’interdiction de conduite des femmes un an auparavant.

« Quel meilleur jour pour lancer notre livre que lors de l’anniversaire de cette évolution historique vers l’égalité des sexes », a déclaré Mossalli. «C’est une célébration de l’autonomisation des femmes dans sa forme la plus pure, car elle permet aux femmes d’Arabie saoudite de raconter leurs propres histoires à travers des représentations authentiques d’elles-mêmes».

Fatima Al-Bloushi photographiée par Essa El-Dobisi. Fournie

Depuis la fondation de Niche Arabia en 2011, une société de conseil en luxe basée en Arabie saoudite, Mossalli est devenue l’une des voix féminines les plus reconnues du Royaume dans la mode et le luxe.

« Ce que j’aime le plus dans « Under the Abaya », c’est que c’est la définition des femmes qui soutiennent les femmes », a déclaré Mossalli. « Cent pour cent des recettes iront à l’octroi de bourses d’études afin que les jeunes femmes puissent poursuivre leurs rêves d’études supérieures ».

LUX, l’une des plus grandes marques de beauté et de soins personnels d’Unilever, est le sponsor exclusif du livre.

«LUX est honoré de s’associer à « Under the Abaya » pour mettre en lumière les femmes saoudiennes inspirantes», a déclaré Severine Vauleon, vice-présidente de la marque mondiale, LUX. «Nous croyons en l’esprit éternel des femmes du monde entier qui sont fières et ravies de leur beauté et ne laissent jamais les jugements les retenir; la beauté d’une femme est aussi l’expression de son esprit, de ce qu’elle est, de ce qu’elle pense, fait et accomplit».

Marriam Mossalli et Mariam Zahid. Fournie

La première ambassadrice de l’Arabie saoudite aux États-Unis, la princesse Reema bint Bandar Al-Saud, est l’auteure du livre. La princesse Reema se consacre depuis longtemps à l’autonomisation des femmes dans le Royaume.

En 2013, elle a fondé Alf Khair, une entreprise sociale dédiée à fournir un accès aux opportunités aux femmes saoudiennes en leur offrant une orientation professionnelle. Elle a également cofondé la Zahra Breast Cancer Awareness Association.

«Under the Abaya » résume un désir de raconter des histoires, d’accéder ou de créer des opportunités», écrit la princesse Reema dans la préface. «Les principes du projet sont un exemple de femmes qui soutiennent les femmes».

Jory Al-Maimam photographié par Ekleel Al Faris avec l’aimable autorisation de Hindamme. Fournie

Le rôle des femmes est devenu un élément clé de la Vision 2030 de l’Arabie saoudite. Le plan vise à faire en sorte que les femmes jouent un rôle plus important dans la société et vise à augmenter la participation des femmes au marché du travail de 22% à 30%.

« Les jeunes femmes subissent beaucoup de pression en raison des médias sociaux et des attentes », a déclaré Haya Sawan, un entraîneur saoudien de fitness et un passionné de mode de vie sain qui est décrit dans le livre. «En tant que femmes, nous devons veiller à élever nos filles de manière à encourager leur beauté intérieure et à cultiver leurs compétences. Nous devons embrasser les jeunes générations et les accepter pour ce qu’elles sont et non pour ce qui est exigé ou attendu d’elles. Soyez fortes et belles ».

L’actrice, réalisatrice et écrivaine saoudienne Fatima Al-Banawi, qui figure également dans « Under the Abaya », a parlé des jugements sur les femmes: « Je crois que nous devons parler de ces choses et en être conscients car ces expériences nous façonnent, que ce soit nous qui jugions ou recevions un jugement. Les jugements proviennent d’histoires incomplètes et en tant qu’humains, nous aimons créer des histoires ».

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