À l’occasion de la Journée internationale de la femme, les femmes saoudiennes célèbrent de nouvelles libertés

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08/03/2020

Hala Hussein Alireza fait un voyage qui a changé sa vie le 24 juin 2018 après que l’Arabie saoudite a mis fin à l’interdiction de conduire pour les femmes. Ci-contre: la fin des restrictions de passeport a ouvert de nouveaux horizons aux femmes du Royaume. (AFP)

  • Jusqu’à récemment, les femmes devaient compter sur un tuteur masculin pour la plupart des aspects de leur vie quotidienne
  • La génération actuelle vit dans un âge d’or, où le sexe ne sera plus un obstacle

RIYAD: La vie d’une femme en Arabie saoudite, en particulier une Saoudienne, était remplie de frustrations jusqu’à récemment.

Les femmes étaient traitées comme des citoyennes de seconde zone et devaient compter sur un tuteur masculin (mihram) pour la plupart des aspects de leur vie quotidienne.

Accomplir quoi que ce soit de façon indépendante était presque impossible sans un mihram. Une femme adulte n’a pouvais pas voyager sans le consentement d’un homme.

Les femmes saoudiennes devaient respecter les règles sociales mises en œuvre par les conservateurs extrêmes et ne pouvaient pas postuler à des emplois ou dîner sans l’autorisation ou la compagnie d’un tuteur masculin.

Lentement mais sûrement, le roi Salman a ouvert la voie à une vie indépendante pour les femmes, sans ces restrictions.Le 1er août 2019, un décret signé par le roi Salman a déclaré que les femmes saoudiennes n’avaient plus besoin de la permission d’un tuteur masculin pour voyager ou obtenir un passeport.

Ce fut un moment qui a changé la vie des femmes saoudiennes, aussi petit soit-il pour le monde extérieur.Et depuis ce décret il y a moins d’un an, couplé à la décision de 2017 – appliquée en 2018 – autorisant les femmes saoudiennes à conduire, les femmes saoudiennes s’épanouissent et deviennent plus actives sur le marché du travail.

Balqis Fahad, veuve avec trois enfants, a déclaré à Arab News qu’elle avait pleuré le jour de l’annonce du décret royal. Le mari de Fahad est décédé alors qu’elle était enceinte de son troisième enfant, et l’avenir de ses enfants a été confié à la garde de son beau-frère.

«Ce fut une période difficile», se souvient-elle. «Il n’était pas méchant, mais inévitablement, leur vie était entre ses mains et nous devions vivre selon ses normes, pas les miennes.

Mes enfants et moi étions à sa merci. La vie de mes enfants était entre ses mains. Je pouvais pas prendre les décisions, la décision exécutive lui incombait ». Ces décisions allaient du choix des écoles fréquentées par ses enfants à la possibilité ou non de voyager.

Pour la Dre Maysa Amer, médecin, le décret n’a pas beaucoup changé dans sa propre vie, mais elle reconnaît l’impact qu’elle a eu sur d’autres femmes. «Cela ne m’a pas affecté personnellement, car mon père m’a donné le feu vert dans presque tous», a-t-elle déclaré à Arab News.

« Mais je suis heureuse pour ces femmes qui n’ont pas eu mes libertés de pouvoir enfin en profiter ».

Aseel Blkhyour, 29 ans, consultante adjointe au Ministère de l’économie et de la planification, a partagé les sentiments de la plupart des femmes saoudiennes.

«En cette journée internationale de la femme, les femmes saoudiennes célèbrent les nouvelles libertés qui nous ont été accordées. Des libertés qui nous permettent de vivre. Des libertés que nous n’aurions jamais crues possibles. Merci, roi Salman et prince héritier Mohammed bin Salman ».

La génération actuelle de jeunes femmes saoudiennes vit dans un âge d’or – celui où elle peut envisager un avenir dans lequel le travail acharné et les capacités les mèneront loin, et leur sexe ne sera pas un obstacle.

Cet article a été publié pour la première fois dans (Arab News)

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