Comment l’Arabie saoudite prend soin des filles qui s’égarent

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11/12/19

L’Arabie saoudite gère un système moderne et efficace de maisons de soins et de bien-être pour les filles et les jeunes femmes en difficulté qui font l’objet d’arrêts ou de détentions. Il y a eu récemment des plaintes vocales de la part de quelques-unes de ces jeunes femmes, liées à leur statut social ou à des allégations de mauvais traitements. Quels sont donc leurs droits?

Ces foyers sont affiliés à l’Institution de protection sociale des filles, créée par le Ministère du travail et du développement social; le ministère supervise également les mécanismes de fonctionnement des foyers. Les femmes dont ils s’occupent n’ont pas plus de 30 ans et il existe une section distincte pour les filles de moins de 15 ans.

En raison du droit spécifique des filles à la vie privée, la loi exige que toute enquête sur leur conduite se déroule dans la même institution et comporte des évaluations psychologiques et sociales spécialisées.

La confidentialité est également cruciale. Selon la loi, toute information obtenue par les maisons de soins au cours d’une enquête est strictement confidentielle et aucune autorité ne peut y avoir accès sans l’autorisation expresse du ministre de l’Intérieur.

En ce qui concerne la sécurité, il existe une coopération étroite entre le ministère du Travail et du Développement social et le ministère de l’Intérieur. Les deux ministères travaillent ensemble pour établir des règlements régissant la conduite des gardes nommés pour protéger les maisons et leurs occupants, et des escortes qui accompagnent les jeunes femmes devant les tribunaux pour le procès et d’autres procédures légales.

Il est également important de se concentrer sur le rôle que ces foyers jouent dans la réadaptation des filles et des jeunes femmes qui se sont égarées d’une manière ou d’une autre et les préparent à un retour à la société. L’éducation, y compris l’enseignement religieux, est un élément clé, dans le but de développer la culture des femmes et de les habituer aux bonnes habitudes par la lecture et la réflexion.

L’autosuffisance est également un objectif, avec des programmes de formation professionnelle et technique pour doter les femmes des compétences qui les aideront sur le marché du travail.

Quand l’occupante d’un foyer de bien-être peut-elle s’attendre à partir? Premièrement, évidemment, lorsque la période de détention à laquelle elle a été condamnée prend fin, elle est libre de retourner dans la société.

Cela peut également se produire si les enquêtes concluent qu’elle n’a commis aucune infraction ou s’il existe une décision de justice à cet effet. Enfin, s’il est prouvé à la satisfaction du ministre du Travail et du Développement social que son état s’est amélioré, un juge peut accepter de la libérer avant la fin de sa peine.

Il est important de souligner que cette réhabilitation sociale et psychologique s’applique non seulement à la jeune femme qui s’est égarée, mais aussi à sa famille; tout le monde bénéficie de ces programmes, y compris la société dans son ensemble.

  • Dimah Talal Alsharif est une consultanet juridique saoudienne, cheffe du département du droit de la santé au cabinet d’avocats Majed Garoub et membre de l’Association internationale des avocats. Twitter: @dimah_alsharif

Avis de non-responsabilité: les opinions exprimées par les auteurs dans cette section sont les leurs et ne reflètent pas nécessairement le point de vue d’Arab News

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