Entretien «positif et excellent» entre le roi Salmane et les anciens ministres pour mettre fin à l’impasse politique libanaise

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Heure: Juillet 15, 2019

Le roi a reçu les anciens premiers ministres libanais Najib Mikati, Fouad Siniora et Tammam Salam. (SPA)

  • Le roi a reçu les anciens premiers ministres libanais Najib Mikati, Fouad Siniora et Tammam Salam
  • L’Arabie saoudite souligne « son attachement à la sécurité et à la stabilité du Liban » lors de la visite de trois anciens Premiers ministres au royaume

BEYROUTH: Une réunion lundi entre le roi Salmane et trois anciens Premiers ministres libanais pour discuter de « l’impasse politique » à Beyrouth a été qualifiée de « positive et excellente ».

Au cours des discussions tenues au Palais de la Paix, à Djeddah, l’Arabie saoudite a souligné son « vif souci de la sécurité et de la stabilité du Liban et l’importance de la préservation du Liban dans son environnement arabe ».

Le roi Salmane a rencontré les anciens Premiers ministres Najib Mikati, Fouad Siniora et Tammam Salam pour discuter des derniers développements au Liban et examiner les relations entre les deux pays.

Le ministre d’État saoudien, Dr. Musaed Al-Aiban, le ministre des Affaires étrangères Ibrahim Al-Assaf, le secrétaire spécial adjoint du roi Salmane Tamim Ben Abdoul Aziz Al-Salem et le conseiller de la Cour royale Nizar bin Sulaiman Al-Alula, et l’ambassadeur saoudien au Liban, Walid Al-Bukhari étaient également présents à la réunion qui a duré 35 minutes.

Selon l’agence de presse saoudienne (SPA), des sources de la délégation libanaise ont révélé que les discussions avaient été «positives et excellentes».

Après la réunion, Mikati a déclaré sur Twitter: « Nous avons passé en revue les relations fraternelles entre les deux pays et Son Altesse a souligné le souci du Royaume de préserver la sécurité et la stabilité du Liban ».

La délégation libanaise a également rencontré Al-Assaf dans les locaux du Ministère des affaires étrangères à Djeddah.

Selon des sites d’information libanais, la délégation a déclaré que le Royaume avait souligné que «tout ce qui touche les sunnites au Liban nous concerne au Royaume».

Arrivés à Djeddah lundi pour leur visite d’un jour, les anciens Premiers ministres ont transmis au roi Salmane un message du Premier ministre libanais, Saad Hariri, sur le « renforcement de la relation entre le Liban et le Royaume – une relation qui reflète le respect du Liban, son indépendance et sa souveraineté ».

Siniora a déclaré à l’aéroport de Djeddah: «Nous avons toujours entretenu d’excellentes et honnêtes relations fraternelles avec l’Arabie saoudite, et cette visite souligne l’importance de ces relations.

«Il ne fait aucun doute que le Liban et la région traversent une période difficile et, en raison de ces développements majeurs, il est important et nécessaire de revenir aux fondamentaux qui unissent le peuple libanais.

«Il est également important de revenir à l’Accord de Taëf (l’accord de 1989 qui fournit les bases pour mettre fin à la guerre civile et pour le retour à la normalité politique au Liban) et de s’engager davantage en faveur de cet accord et de la constitution qui en est ressortie et qui a étendu l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire libanais », a ajouté Siniora.

«Il est inacceptable d’entendre des rumeurs disant que nous voulons changer la loi par la pratique ou ne pas appliquer la loi parce que nous ne le voulons pas.

«Nous devons également souligner l’importance de respecter la légitimité arabe et le consensus arabe. C’est ainsi que le Liban devrait faire face aux défis, car nous sommes exposés à cette situation difficile et parce que certains essaient de diviser un sac de sable du Liban pour l’utiliser pour se défendre ».

L’ex-Premier ministre Siniora a déclaré: «Nous ne souhaitons pas que notre pays devienne un champ de bataille pour les grandes puissances. Le Liban doit unifier ses positions pour faire face aux défis et, plus important encore, il doit s’engager dans une politique de dissociation, en paroles et en actions ».

Décrivant leur visite en Arabie comme « importante et naturelle », Salam a déclaré: « Nous entretenons une relation étroite, historique et continue avec l’Arabie saoudite, et nous nous attendons à davantage de communication, en particulier dans ces circonstances difficiles. Nous avons été témoins d’importants mouvements saoudiens vers le Liban, et c’est le gouvernement qui parraine ces accords ».

Une source proche des anciens ministres a confié à Arab News que la visite avait été planifiée auparavant et n’avait pas été organisée en réponse à des déclarations récentes du secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah. Selon la source, la visite visait à « discuter de la situation actuelle au Liban. Il y a une impasse politique et une tentative de ceux qui s’opposent à l’Arabie saoudite de contrôler la décision politique au Liban ».

Les anciens Premiers ministres avaient rencontré Hariri la veille de leur visite à Djeddah, et la chaîne de télévision libanaise leader « Future TV », a déclaré que la délégation « soulignerait le soutien de l’Arabie saoudite au Liban pour sa famille arabe et la présence de l’Arabie saoudite au Liban ».

Après une réunion extraordinaire le mois dernier sur la crise politique au Liban, Mikati, Siniora et Salam ont déclaré qu’ils rejetaient « tout préjudice causé aux pouvoirs du Premier ministre Hariri par quiconque ».

Ils ont également refusé «de compromettre les équilibres internes délicats à la lumière de certaines positions et pratiques visant à engager des débats et à ouvrir des dossiers controversés, lancés par des ministres et des hommes politiques, et notamment que ceux-ci avaient été résolus dans l’Accord de Taëf et dans la Constitution. Remuer ces dossiers aura de graves répercussions sur la réconciliation nationale et la paix civile ».

Dans leur déclaration, le trio avait appelé le président libanais Michel Aoun à « mettre définitivement un terme aux positions et pratiques provocatrices qui minent le prestige de l’alliance ».

Les réunions du Cabinet libanais sont dans l’impasse depuis la fin du mois de juin en raison des tensions politiques liées à la saisine du conseil de la justice d’un attentat au Mont-Liban commis par des partisans du Parti socialiste progressiste contre le ministre Saleh Al-Gharib, qui est proche du ministre pro-Hezbollah, Talal Arslan.

Cet article a été publié pour la première fois dans Arab News

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