L’Arabie saoudite en pourparlers pour la construction d’une raffinerie et d’une usine de produits pétrochimiques en Afrique du Sud

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18/01/19

Le ministre saoudien de l’Énergie, Khaled Al-Faleh, prend la parole lors d’une conférence de presse à Riyad, en Arabie saoudite, le 9 janvier 2019. (File Photo / Reuters)

L’Arabie saoudite est en pourparlers pour la construction d’une raffinerie de pétrole et d’une usine de produits pétrochimiques en Afrique du Sud dans le cadre d’investissements de 10 milliards de dollars dans le pays

Le pétrole saoudien serait utilisé dans la raffinerie prévue dont la construction serait dirigée par Aramco saoudien.

PRETORIA: L’Arabie saoudite envisage de construire une raffinerie de pétrole et une usine pétrochimique en Afrique du Sud dans le cadre d’investissements de 10 milliards de dollars dans le pays, a annoncé vendredi le ministre saoudien de l’Energie, Khaled Al-Faleh, à l’issue d’un entretien avec son homologue sud-africain.

Cette annonce constitue un vote de confiance fort nécessaire dans l’économie la plus industrialisée d’Afrique, où le Président Cyril Ramaphosa tente d’attirer 100 milliards de dollars de nouveaux investissements pour relancer la croissance.

La nouvelle raffinerie réduirait la nécessité d’importer des produits raffinés et renforcerait la position dominante de l’Arabie saoudite dans le secteur pétrolier sud-africain. Le Royaume fournit déjà 40% du pétrole brut consommé en Afrique du Sud.

«Aramco saoudien et le Fonds central de l’énergie d’Afrique du Sud avancent dans l’étude de faisabilité et identifient les paramètres du projet», a déclaré Faleh à la presse à Pretoria, la capitale administrative de l’Afrique du Sud.

Le ministre sud-africain de l’Énergie, Jeff Radebe, a déclaré que l’emplacement de la raffinerie et de la pétrochimie serait finalisé dans les prochaines semaines. La capacité de la raffinerie reste à déterminer.

L’Afrique du Sud parle de construire une raffinerie supplémentaire depuis une décennie, mais elle a eu du mal à accepter les conditions commerciales avec les investisseurs.

Elle possède six raffineries, dont quatre utilisent du pétrole brut et deux du carburant synthétique comme matière première. Royal Dutch Shell, BP, Total et Sasol comptent parmi les principaux opérateurs de raffinerie.

Al-Faleh a déclaré que l’Arabie saoudite avait eu des discussions avec le prédécesseur de Ramaphosa, Jacob Zuma, sur la construction d’une raffinerie en Afrique du Sud, mais que l’emplacement proposé n’était pas attrayant.

Les deux gouvernements envisagent maintenant la Richards Bay, dans la province du KwaZulu-Natal, qui abrite le principal terminal d’exportation de charbon de l’Afrique du Sud, parmi les emplacements potentiels de la raffinerie.

Le géant pétrolier public, Aramco saoudien, étudie également la possibilité d’utiliser les installations de stockage de pétrole sud-africaines à Saldanha Bay, tandis que la société saoudienne Puissance Acwa envisage d’investir dans le programme renouvelé d’énergie renouvelable de l’Afrique du Sud.

Al-Faleh a confirmé que des discussions avaient eu lieu concernant l’investissement du royaume dans la société de défense d’Etat sud-africaine Denel, comme cela a été annoncé en novembre par Reuters.

Cet article a été publié pour la première fois dans (Arab News)

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