L’Iran menace le Pakistan et accuse l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis d’être impliqués dans un attentat à la voiture piégée

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17/02/19

« Nous allons certainement exercer des représailles », a déclaré Jafari dans des commentaires rapportés samedi par l’agence de presse semi-officielle Tasnim. (Fichier photo: fourni)

Agences samedi, 16 février 2019

Le chef de la puissante Garde révolutionnaire iranienne a menacé de représailles contre l’Arabie saoudite, son voisin, et les Emirats Arabes Unis, après un attentat suicide à la voiture piégé commis cette semaine qui a tué 27 membres de l’organisation.

Le général Mohammad Ali Jafari a pris la parole vendredi soir lors de l’une des deux cérémonies funéraires en l’honneur des victimes de l’attaque de mercredi à Ispahan, dans le centre de l’Iran. Il a affirmé, sans fournir de preuves, que les États-Unis et Israël avaient ordonné à l’Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis de mener l’attaque, qui en avait blessé 12.

« Nous allons certainement exercer des représailles », a déclaré Jafari dans des commentaires rapportés samedi par l’agence de presse semi-officielle Tasnim.

L’attentat à la bombe a immédiatement soulevé la possibilité de représailles de la part de l’Iran contre le groupe militant sunnite Jaish al-Adl qui a revendiqué la responsabilité de cet attentat. Il opère principalement près de la frontière irano-pakistanaise.

L’Iran a également appelé samedi le Pakistan voisin à sévir contre les militants, ou à s’attendre à une action militaire de Téhéran « pour punir les terroristes », ont rapporté les médias officiels.

« Si le Pakistan ne s’acquitte pas de ses responsabilités, l’Iran se réserve le droit d’affronter les menaces à ses frontières … fondées sur le droit international et exercera des représailles pour punir les terroristes », a déclaré le commandant en chef des gardiens de la révolution, le général Mohammad Ali Jafari, cité par l’Etat agence de presse IRNA.

Dans le passé, l’Iran a accusé l’Arabie saoudite de soutenir des groupes sunnites activistes, qui ont attaqué ses forces de sécurité. Riyad a nié les accusations.

Cet article a été publié pour la première fois dans Al Arabiya English

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