Téhéran accusé de carnage au Yémen après la mort d’un grand nombre de personnes dans l’attaque

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Heure: Août 01, 2019

Les forces de sécurité yéménites portant un corps sur les lieux d’une attaque au missile contre un camp militaire à l’ouest de la deuxième ville du gouvernement yéménite, Aden. (AFP)

  • Les deux attaques distinctes ont tué et blessé des dizaines à Aden
  • L’une des attaques a été revendiquée par les Houthis et l’autre par des militants

Deux attaques distinctes à Aden, dont l’une revendiquée par les Houthis, ont tué et blessé des dizaines de personnes jeudi, ont rapporté des sources de sécurité.

Un témoin de l’agence Reuters a vu neuf corps au sol après qu’une explosion ait frappé un camp militaire appartenant aux forces de la ceinture de sécurité yéménite appuyées par les Émirats arabes unis, membre de la coalition militaire saoudienne combattant les Houthis.

L’attaque a tué au moins 49 personnes, a déclaré un responsable du ministère de la Santé. Médecins sans frontières a tweeté que des dizaines de blessés avaient été hospitalisés.

Les soldats ont crié et ont couru pour soulever les blessés et les placer dans des camions. Des bérets rouges gisent sur le sol dans des flaques de sang.

La chaîne officielle des Houthi, Al Masirah TV, a déclaré que le groupe avait lancé un missile balistique et un drone armé lors de la parade, qui aurait été mis en scène pour préparer un mouvement militaire contre les provinces retenues par le mouvement.

La parade « a été utilisée pour préparer une avance sur Taiz et Dalea », a déclaré un porte-parole militaire houthi, cité par Masirah.

Une source militaire et des sources de sécurité pro-gouvernementales ont déclaré qu’un commandant, le brigadier général Muneer Al-Yafee, une des figures majeures des séparatistes du sud, figurait parmi les victimes.

« L’explosion s’est produite derrière le stand où se déroulait la cérémonie dans le camp militaire d’Al Jalaa dans le district de Buraiqa à Aden », a déclaré le témoin de l’agence Reuters. « Un groupe de soldats pleurait sur un corps que l’on pensait être celui du commandant ».

Yafee venait juste de descendre de la scène pour accueillir un invité lorsque l’explosion s’est produite. Les drapeaux de l’ex-Yémen du Sud et ceux des principaux membres de la coalition flottaient alors que la fanfare militaire attendait le signal pour commencer à jouer.

Lors d’une autre attaque jeudi dans un autre district d’Aden, une voiture chargée d’explosifs a explosé au poste de police du quartier de la ville d’Omar al-Mokhtar, tuant trois soldats.

Selon des sources, au moins 20 personnes ont été blessées, dont trois civils.

L’attaquant s’est rendu aux portes du poste de police peu avant l’arrivée matinale de la police avant le début de la journée de travail.

Les fonctionnaires ont parlé sous condition d’anonymat car ils n’étaient pas autorisés à parler aux journalistes et les témoins ont refusé de s’identifier par peur des représailles.

L’émissaire de l’Arabie saoudite au Yémen a accusé l’Iran d’être derrière l’attaque de la parade militaire.

Mohammed bin Saïd Al-Jabir, dans un post sur Twitter, a également accusé l’Iran d’avoir attaqué un commissariat de police.

L’attaque des Houthis contre Aden est un indicateur fort de leurs objectifs unifiés avec Daesh et Al-Qaïda, a déclaré l’envoyé.

Le Premier ministre yéménite Maeen Abdulmalik Saeed, dans des tweets séparés, a déclaré que les attaques étaient coordonnées sous « l’administration iranienne ».

Il a ajouté que les Houthis continuent de mettre en œuvre les plans de l’Iran.

Il n’était pas clair si les incidents étaient liés. Au Yémen, de précédentes attaques à la voiture ont été perpétrées par des groupes militants comme Al-Qaïda.

En février dernier, deux attentats-suicides revendiqués par Daesh ont touché une base d’une unité de lutte contre le terrorisme à Aden, tuant cinq personnes, dont un enfant.

Cinq mois plus tard, deux personnes ont été tuées lorsqu’un attaquant s’est fait exploser dans la ville.

Aden est le siège du gouvernement international reconnu du Yémen, qui est en guerre avec les Houthis depuis 2015.

Cet article a été publié pour la première fois dans Arab News

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