Wa’ad El-Shamal: La capitale du phosphate mondial

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27/12/18

En janvier 2014, plusieurs ministres se sont réunis sous une tente dans le désert près du gouvernorat de Tarif, l’un des gouvernorats de la frontière nord de l’Arabie saoudite. Le but de cette réunion était de signer des contrats afin de construire un complexe industriel autour d’une mine de phosphate et une nouvelle liaison ferroviaire vers un port du golfe Persique, pour un investissement total de plus de 36 milliards de RS. Ceci fait suite à la découverte que la zone frontalière septentrionale contient 7% des réserves mondiales de phosphate, en particulier dans les régions d’Al-Jalamid et d’Um W’al entre Ar’ar et Tarif. Le projet a donné naissance à une ville minière intégrée connue sous le nom de Wa’ad El-Shamal for Mining.

En 2017, le premier envoi d’engrais phosphatés, estimé à 26 000 tonnes, a été exporté via le North Railway vers le port de Ras Al-Khair, sur la côte est du Royaume, à partir duquel il a été expédié. Le 29 novembre, le gardien des deux saintes mosquées, le roi Salman, a inauguré la première étape et posé la première pierre de la seconde étape, avec des investissements estimés à 85 milliards de RS. Ceci, à son tour, fait de la ville une partie intégrante de la carte mondiale des industries du phosphate et l’une des plus grandes capitales mondiales de production et de traitement de phosphate. Avec son achèvement et sa capacité, le Royaume deviendra le deuxième producteur mondial d’engrais phosphatés.

Cet immense projet industriel aura sans aucun doute un impact économique, social et international considérable sur le Royaume. Sur le plan économique, l’usine exporte plus de 1,7 million de tonnes de phosphate depuis 2017. À la fin de la première phase, la capacité de l’usine passera de 3 millions de tonnes à 6 millions de tonnes. Avec l’achèvement de la deuxième phase, la production de phosphate de l’Arabie saoudite atteindra 9 millions de tonnes par an. Cela signifie que le produit intérieur brut (PIB) non pétrolier du Royaume-Uni sera augmenté de 24 milliards de RS (6,4 milliards USD) par an, soit environ 3%.

Sur le plan social et du développement, le projet de Wa’ad El-Shamal, ainsi que les deux plus grands projets solaires de Sakaka, qui est le plus grand au monde, et le projet éolien de Doma Al-Jandal, tous situés dans la région septentrionale, contribueront sans aucun doute au développement économique et social de la région, sans parler de la réalisation de l’équilibre de développement dans toutes les régions du Royaume.

Wa’ad El-Shamal a été précédé par d’importants projets industriels saoudiens, tels que la construction de Ras Al-Khair et des villes industrielles de Jubail et Yanbu, qui ont contribué au développement de ces zones et sont devenus un pôle d’attraction pour l’investissement et pour ceux qui cherchent un emploi dans la région. Selon les déclarations officielles, le projet Wa’ad El-Shamal, une fois achevé, offrira d’importantes possibilités d’investissement et créera plus de 30 000 emplois directs et indirects.

Ce projet gigantesque placera l’Arabie saoudite sur la carte des pays contribuant à la sécurité alimentaire mondiale, visée par les Nations Unies, et à l’élimination de la faim dans le monde. Cet objectif sera atteint grâce à la production de 9 millions de tonnes d’engrais phosphatés qui augmenteront la fertilité et la productivité du sol. Cela permettra de récupérer plus de terres agricoles, d’accroître les revenus des agriculteurs, de créer plus d’emplois, de faire avancer la roue de l’économie dans un certain nombre de pays et d’aider les gouvernements à fournir de la nourriture à leurs populations. Cette augmentation de la production résulte de l’ajout d’engrais à la production agricole mondiale.

Enfin, le secteur minier est un élément clé de la transformation nationale et le Royaume travaille durement pour en faire le troisième pilier de l’économie saoudienne, aux côtés des industries pétrolière et pétrochimique. Selon certaines études géologiques, il existe plus de 800 sites de minerai d’or et d’argent, 850 sites de minerai de cuivre, 64 sites de minerai de plomb et 180 sites d’extraction de minerai de platine, de nickel, de chrome et d’uranium, ainsi que d’une vaste richesse de roches et minéraux industriels. Le ministère de l’Énergie estime que la valeur des ressources minérales inexploitées dans le Royaume est de 5 000 milliards de RS (1,33 billion de dollars)

Cet article a été publié pour la première fois dans Saudi Gazette

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