Yémen va payer des fonctionnaires à Al-Hodeïda, sous contrôle de la milice

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28/12/18

Depuis plus de deux ans, le gouvernement n’a pas été en mesure de payer les salaires et le riyal a chuté brutalement par rapport au dollar, laissant les Yéménites incapables de se payer de la nourriture et de l’eau.

Plus tôt ce mois-ci, le chef de la banque centrale adjointe, Shokeib Hobeishy, ​​a déclaré que la banque centrale du Yémen s’attendait à une injection de fonds de 3 milliards de dollars des alliés du Golfe.

HODEIDA: Les Nations Unies ont salué vendredi la décision du gouvernement yéménite de payer les salaires des fonctionnaires dans la ville de Hodeïda, contrôlée par les milices, à compter de ce mois.

Depuis plus de deux ans, le gouvernement n’a pas été en mesure de payer les salaires et le riyal a chuté brusquement par rapport au dollar, empêchant les Yéménites de se payer de la nourriture et de l’eau.

«La décision du président (Abdrabbo Mansour Hadi) est un pas important dans l’amélioration de la situation économique et l’atténuation des souffrances humanitaires du peuple yéménite», a tweeté le bureau de l’envoyé spécial de l’ONU au Yémen.

« L’envoyé spécial espère que d’autres progrès seront accomplis dans cette direction. »

Jeudi, Hadi à demandé au gouvernement de « travailler de manière urgente au paiement des salaires de tous les fonctionnaires de la province de Hodeïda à partir de décembre », a rapporté l’agence de presse officielle Saba.

Plus tôt ce mois-ci, le chef de la banque centrale adjointe, Shokeib Hobeishy, ​​a déclaré que la banque centrale du Yémen s’attendait à une injection de fonds de 3 milliards de dollars des alliés du Golfe.

Sa déclaration intervient après une injection de 2,2 milliards de dollars par l’Arabie saoudite pour endiguer un glissement dans le riyal yéménite.

Plus d’un million de fonctionnaires ont perdu leur emploi en 2016 lorsque Hadi a transféré la banque centrale de la capitale Sanaa, détenue par la milice, à Aden, contrôlée par le gouvernement.

Un cessez-le-feu – convenu lors de pourparlers de paix en Suède au début de ce mois-ci – est entré en vigueur à Hodeïda et dans ses environs le 18 décembre, mais est resté fragile, les parties en guerre s’accusant mutuellement de violations.

Un correspondant de l’AFP a déclaré vendredi que des coups de feu avaient été entendus dans la nuit au sud de la ville de la mer Rouge, dont le port sert de point d’entrée pour la majorité des importations et de l’aide humanitaire dans ce pays déchiré par la guerre.

« Nous avons entendu le son des jets tôt le matin pendant une quinzaine de minutes, mais depuis ceci le calme a été total », a déclaré le correspondant, ajoutant que la situation sur le terrain restait « tendue » »

Le conflit entre la milice Houthi alignée avec l’Iran et les troupes fidèles à Hadi s’est intensifié en 2015, lorsqu’il s’est enfui dans l’exil saoudien et qu’une coalition militaire dirigée par l’Arabie saoudite est intervenue.

Depuis cette date,  la guerre a tué environ 10 000 personnes, selon l’Organisation mondiale de la santé, bien que des organisations de défense des droits de l’homme affirment que le nombre de morts pourrait être cinq fois plus élevé.

Le conflit a déclenché une crise humanitaire majeure et poussé 14 millions de Yéménites au bord de la famine.

Cet article a été publié pour la première fois dans (Arab News)

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