L’Arabie saoudite rendra le vaccin contre le coronavirus gratuit pour les citoyens et les résidents

24/11/20

Des pèlerins musulmans portant des masques protecteurs arrivent pour faire le tour de la Kaaba à la Grande Mosquée lors du pèlerinage annuel du Hadj au milieu de la pandémie de coronavirus (COVID-19), dans la ville sainte de La Mecque, en Arabie saoudite, le 29 juillet 2020 (Reuters)

  • Le royaume espère que les vaccins couvriront 70% de la population du Royaume d’ici la fin de 2021

DJEDDAH: Le ministère saoudien de la Santé vise à offrir des vaccins gratuits à 70% des citoyens et expatriés du Royaume qui n’ont pas encore contracté la maladie du coronavirus (COVID-19).

Les responsables espèrent avoir atteint l’objectif des vaccinations d’ici la fin de l’année prochaine.

«Ceux qui n’ont pas été testés positifs au COVID-19 auront la priorité dans la campagne de vaccination dans les mois à venir», a déclaré le Dr Abdullah Asiri, sous-secrétaire adjoint du ministère chargé de la santé préventive.

Cependant, les moins de 16 ans ne doivent pas être vaccinés à moins que des recherches ou des tests ne le prouvent, a-t-il ajouté.

Il a indiqué que le Royaume prévoyait d’annoncer un calendrier clair de l’arrivée des vaccinations dans le pays dans les semaines à venir.

«Le Royaume a travaillé sur deux voies pour obtenir le vaccin, à travers l’organisation COVAX, que le G20 a joué un rôle dans la création et le financement.

«L’Arabie saoudite obtiendra une grande quantité de vaccins par le biais de cette installation, tandis que la deuxième voie consiste à passer des contrats directs avec les grandes entreprises pour combler le déficit qui ne peut être couvert par COVAX», a déclaré Asiri.

COVAX est une initiative mondiale visant à travailler avec les fabricants de vaccins pour fournir aux pays du monde entier un accès équitable à des vaccins sûrs et efficaces une fois qu’ils sont homologués et approuvés.

Asiri a souligné que l’obtention de vaccins efficaces nécessitait un long plan de préparation et une longue chaîne d’approvisionnement, ainsi que du temps pour que le vaccin arrive en quantités suffisamment importantes dans les pays qui en avaient besoin.

FAITS EN BREF

Le Royaume prévoit d’annoncer un calendrier précis d’arrivée des vaccins dans les semaines à venir.

« Par conséquent, ce qui sera distribué cette année ne devrait pas être en assez grande quantité pour affecter la trajectoire de la pandémie, ce qui n’est pas prévu avant la mi-2021 », a-t-il ajouté.

L’assistant du ministre de la Santé et porte-parole officiel, le Dr Muhammad Al-Abd Al-Aly, a déclaré que le ministère ne fournirait que des vaccins COVID-19 efficaces contre le virus, sans effets secondaires et approuvés par les autorités concernées par l’octroi de licences.

Parallèlement, l’Arabie saoudite a enregistré lundi 19 nouveaux décès liés au COVID-19, portant à 5796 le nombre total de personnes dans le pays qui sont maintenant décédées après avoir contracté le virus.

Il y a eu 231 nouveaux cas signalés dans le Royaume, ce qui porte le total à 355 489 à ce jour. Les responsables ont déclaré que 5 877 cas étaient toujours actifs, dont 765 patients étaient dans un état grave ou critique.

Selon le ministère de la Santé, 46 des nouveaux cas enregistrés se trouvaient à Riyad, 18 à La Mecque et à Djeddah, et 11 à Médine.

En outre, 445 patients se sont rétablis du COVID-19, portant le nombre total de guérisons dans le Royaume à 343 816.

L’Arabie saoudite a jusqu’à présent réalisé 9 295 599 tests de réaction en chaîne par polymérase, dont 40 395 au cours des 24 dernières heures.

Cet article a été publié pour la première fois dans (Arab News)

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24 000 pèlerins et zéro cas de COVID-19 à la Grande Mosquée pour l’Omra

08/10/20

Des mesures de santé et de sécurité rigoureuses ont été prises pour protéger les pèlerins et empêcher la propagation du virus. (AFP)

Des dizaines de milliers de bouteilles de Zamzam sont distribuées quotidiennement aux pèlerins
Les systèmes de climatisation et les filtres sont nettoyés neuf fois par jour à l’ultraviolet
DJEDDAH: Au moins 24000 pèlerins ont accompli l’Omra depuis que la Grande Mosquée de Makkah a rouvert ses portes aux fidèles samedi, sans aucun cas de COVID-19, ont révélé des chiffres.

La présidence générale des affaires des deux saintes mosquées a déclaré mercredi que des mesures strictes de santé et de sécurité avaient été prises pour protéger les pèlerins et aider à arrêter la propagation du virus.

« Notre plan de mesures de précaution pour la Omra dans la phase de le COVID-19 est basé sur la protection, la désinfection, la gestion des foules ainsi que la sensibilisation », a déclaré le porte-parole de la présidence Hani Haider.

« Nous avons préparé quatre sites d’isolement pour les pèlerins présentant des symptômes suspects. Cependant, aucun cas suspect de la COVID-19 n’a encore été signalé. »

Afin d’assurer la distanciation sociale, la présidence a désigné des voies dédiées pour les personnes âgées et les handicapées pour les aider à effectuer les rituels de l’Omra en toute sécurité.

Haider a souligné que les efforts étaient concentrés sur la désinfection de la Grande Mosquée et de ses arènes avec 4 000 travailleurs effectuant en moyenne 10 nettoyages par jour.

Plus de 1 800 litres de désinfectants et stérilisants écologiques sont également utilisés pour nettoyer les toilettes six fois par jour.

Les systèmes de climatisation et les filtres sontnettoyés neuf fois par jour à l’ultraviolets et plus de 200 dispositifs de désinfection des mains sont installés autour de la Grande Mosquée.

L’interdiction de la nourriture et des boissons à la Grande Mosquée est maintenue, mais la présidence considère l’utilisation de nouvelles technologies qui permettraient de distribuer à nouveau les conteneurs d’eau de Zamzam, tout en maintenant des mesures de précaution et en empêchant les contacts entre les pèlerins, a ajouté Haider.

Parallèlement, la présidence distribue quotidiennement des dizaines de milliers de bouteilles de Zamzam aux pèlerins, et sa ligne directe 1966 est disponible 24 heures sur 24 pour répondre aux appels des fidèles.

Le ministère saoudien de la Santé a annoncé mercredi 468 nouveaux cas de la COVID-19 dans le pays, portant le nombre total de cas confirmés dans le Royaume à 337 711. Il y a actuellement 9 556 cas actifs, dont 913 reçoivent des soins médicaux.

Al-Madinah a enregistré le plus grand nombre de cas nouvellement confirmés à 71, Makkah 53, Yanbu 31 et Al-Hofuf 29.

De plus, 596 patients se sont rétablis de la COVID-19, portant le nombre total de guérisons à 323 208. Le bilan des morts a atteint 4 947 avec 24 nouveaux décès signalés.

Al-Madinah est la ville saoudienne qui a connu le plus grand nombre de guérisons à 118, Djeddah et Riyad enregistrant 43 chacune et Makkah 34 guérisons au cours des dernières 24 heures.

Le porte-parole du ministère, le Dr Mohammed Al-Abd Al-Aly, a souligné l’importance du respect des règles relatives au port des masques.

« Les masques sont extrêmement importants pour maintenir la santé dans ces circonstances sans qu’aucun mal en découle de leur port quotidien. Certaines personnes les portent depuis des années en raison de la nature de leur travail sans qu’aucun mal ne leur arrive », a-t-il déclaré.

Al-Aly a noté que le succès du Royaume dans la lutte contre la propagation de l’infection est principalement dû à la diligence du public sur le port de masques, ajoutant que certains pays assistaient ces jours-ci à une deuxième vague de la COVID-19, car les gens ont été moins vigilants et n’ont pas respecté les gestes barrière.

Le ministère a jusqu’à présent réalisé 6 828 117 tests de réaction en chaîne par polymérase depuis le début de l’épidémie au mois de mars, dont 52 184 au cours des dernières 24 heures.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

Cet article a été publié pour la première fois dans (Arab News)

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Les premiers pèlerins arrivent à la Grande Mosquée après six mois de confinement

04/10/20

Le premier groupe de pèlerins est contrôlé pour détecter des signes de coronavirus alors qu’ils arrivent pour faire la Omra à la Grande Mosquée de La Mecque samedi
  • Environ 1000 employés ont été formés pour superviser les rituels
  • Pour accueillir un quota de 6000 pèlerins par jour, le ministère du Hajj et de la Omra a préparé cinq points de rencontre

DJEDDAH: Après plus de six mois, à l’exception du Hajj, la Grande Mosquée de La Mecque a ouvert ses portes au premier groupe de pèlerins pour la Omra, un signe de bienvenue d’un nouveau départ.

Plus de 1,8 milliard de musulmans dans le monde se réjouiront de voir les chanceux premiers pèlerins de la Omra entrer dans la mosquée dimanche à 6 heures du matin, après avoir postulé via l’application Eatmarna du ministère du Hajj et de la Omra.

L’Arabie saoudite a pris des mesures drastiques pour lutter contre la pandémie et a suspendu le pèlerinage de la Omra et les prières dans les mosquées à la mi-mars. Le Royaume a également interrompu les vols internationaux et mis en place un confinement pour empêcher les cas de virus d’atteindre des niveaux sans précédent.

Pour accueillir un quota de 6000 pèlerins par jour, le ministère du Hajj et de la Omra a préparé cinq points de rencontre, dont les sites d’Al-Gaza, d’Ajyad et d’Al-Shasha, où les pèlerins se retrouveront pour rejoindre les professionnels de la santé dans des bus pour la Grande Mosquée.

Pour accueillir les premiers arrivants, des caméras thermiques sont placées aux entrées et à l’intérieur des halls de la Grande Mosquée pour surveiller les pics de température corporelle                  et émettre des alertes si nécessaire.

Le plan a été conçu au début de la pandémie pour assurer la sécurité des visiteurs et permettre une réaction rapide aux cas potentiels de virus.

La Présidence générale des affaires des deux saintes mosquées, en coopération avec d’autres autorités, a achevé les préparatifs pour recevoir les pèlerins avec de strictes mesures de précaution et de prévention. Environ 1 000 employés ont été formés pour surveiller les rituels de la Omra dans la Grande Mosquée. La mosquée sera nettoyée 10 fois par jour après  la présence de chaque groupe. Un nettoyage plus poussé des zones à forte fréquentation sera également effectué, y compris les fontaines, les tapis et les salles de bains. Des escaliers mécaniques menant aux étages supérieurs ont également été équipés de dispositifs de nettoyage, tandis que des appareils pour désinfectants de mains ont été placés aux entrées de la mosquée.

Les systèmes de climatisation ont également été équipés d’une technologie de désinfection aux ultraviolets, tandis que les équipes maintiendront un programme de nettoyage des filtres à air neuf fois par jour en trois étapes différentes.

La présidence a lancé plusieurs initiatives, dont le port des « Kammamat » (couvre-visages), pour assurer la sécurité des pèlerins.

Avec une capacité de 2,5 millions de pèlerins, la zone de circumambulation (Mataf) autour de la Kaaba a été choisie pour les pèlerins de la Omra pour effectuer des rituels. Des sentiers désignés, similaires au Hajj en août, ont été introduits pour en faciliter l’accès.

Le président de la présidence générale des affaires des deux saintes mosquées, le cheikh Dr Abdelrahman Al-Sudais, a salué l’approbation royale du Roi Salmane, qui a permis aux pèlerins de pratiquer la Omra dans la Grande Mosquée et de visiter le Rawdah dans la mosquée du Prophète tout en respectant les mesures préventives.

Al-Sudais a déclaré que l’approbation royale reflétait la volonté des leaders saoudiens d’assurer la sécurité des visiteurs de la sainte mosquée et répondait au désir des musulmans de faire la Omra.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

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L’Arabie saoudite contre la COVID-19

23/09/20

  • Le Royaume n’avait pas oublié les dures leçons apprises lors de son combat en 2012 avec le syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS)
  • Les collaborations avec le Royaume pour trouver des remèdes et un vaccin se multiplient

PARIS: Le 17 mars, l’Arabie saoudite fermait temporairement l’accès à tous ses lieux de culte à l’exception des deux mosquées saintes à La Mecque et à Médine. Trois jours plus tard, celles-ci étaient également fermées. Retour sur une histoire de victoire durement remportée par l’Arabie saoudite contre un tueur invisible, la Covid-19, dans une guerre menée pour tous les peuples de la Terre.

Peu de pays ont réagi aussi rapidement que l’Arabie saoudite à la nouvelle maladie du coronavirus. Le Royaume n’avait pas oublié les dures leçons apprises lors de son combat en 2012 avec le syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS), une expérience qui a révolutionné sa compréhension des priorités de santé publique lors d’une épidémie à grande échelle de maladies transmissibles.

À partir du 27 février, le Royaume enchaîne les décisions sans précédent : suspension des visas de l’Omra pour les voyageurs étrangers, annulation de la Foire internationale du livre de Riyad et du Festival international du cheval saoudien, quarantaine générale à Qatif, fermeture des écoles et des universités, pour ne citer que quelques exemples.

De plus, le Royaume a répondu à l’appel de l’OMS à travers de multiples dons, dont 10 millions de dollars au fonds de combat régional de l’organisation, ainsi qu’un don du roi de 10 millions de dollars supplémentaires à l’OMS pour fournir au Yémen des équipements et des fournitures essentiels et a commencé à acheminer de l’équipement médical au pays voisin.

Si la réaction officielle de l’Arabie saoudite a été jugée plus sévère (et plus efficace) que dans d’autres pays, elle s’inscrivait dans le cadre d’une «mobilisation massive du gouvernement, des médias et de la société civile pour créer du jour au lendemain le type de prise de conscience… qui fait grandement défaut dans certaines capitales occidentales» (Euronews).

Mais les efforts saoudiens pour contrer la pandémie ne se limitent pas à la prévention. Les collaborations avec le Royaume pour trouver des remèdes et un vaccin se multiplient. Des essais cliniques pour un vaccin chinois en phase 3 suivi avec intérêt par The Lancet, entre autres, des échanges avec les développeurs britanniques du vaccin AZD1222, fruit d’une collaboration entre une société dérivée de l’Université d’Oxford et le géant pharmaceutique AstraZeneca, ou encore un partenariat avec le Fonds d’investissement direct russe (FIDR) pour les essais cliniques du potentiel vaccin Spoutnik V.

Dans cette enquête réalisée par Arab News, nous vous proposons un retour sur les modalités d’un combat dont les héros sont nombreux. Un défi que le Royaume et ses institutions notamment dans le domaine de la santé, persistent à relever avec sagesse, détermination, courage et professionnalisme.

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Comment l’Arabie saoudite a réussi à contenir la Covid-19

23/09/20

L’Arabie saoudite a réussi à éloigner l’ennemi de son territoire pendant deux mois, et gagné ainsi un temps précieux pour renforcer ses défenses (Photo, AFP).
  • En juin, le nombre de cas par jour paraissait inquiétant, mais la bataille avait tourné en faveur du Royaume. Les jours suivants, les chiffres ont commencé à diminuer
  • La tendance se confirme, même si les restrictions ont été allégées et malgré le retour progressif à la normale de la vie dans le pays

LONDRES: Le 17 juin est passé inaperçu en Arabie saoudite. Comme n’importe quel autre jour dans la lutte acharnée du Royaume contre la pandémie de coronavirus (Covid-19): la pire crise de santé publique que le pays ait jamais connue.

Cependant, le 17 juin sera à l’avenir une date clé pour que le peuple saoudien se souvienne de la bataille épique que mène son pays contre cet ennemi microscopique qui a mis le monde à genoux. C’est en effet le jour où le nombre de nouveaux cas quotidiens dans le Royaume a atteint son apogée.

À cette période, le nombre de 4 919 cas par jour paraissait inquiétant. En fait, la bataille avait tourné en faveur du Royaume. Les jours suivants, on a vu les chiffres diminuer, lentement mais sûrement. Depuis le premier cas signalé dans le Royaume le 2 mars, l’Arabie saoudite a brisé les reins de la pandémie en seulement 107 jours.

C’est en Chine que la Covid-19 est apparue au début de janvier et qu’elle s’est propagée rapidement dans le monde. Toutefois, l’Arabie saoudite a réussi à tenir l’ennemi éloigné de son territoire pendant deux mois, et gagné ainsi un temps précieux pour renforcer ses défenses.

«Nous étions plus chanceux que beaucoup d’autres pays. Les cas dans le Royaume ont commencé un peu plus tard», a déclaré le Dr Hani Jokhdar, ministre adjoint de la Santé publique, lors du Sommet mondial sur la santé numérique de Riyad au mois d’août. «Cela nous a donné l’opportunité de développer nos systèmes, tout en observant et en surveillant ce qui se passait dans le reste du monde.»

L’Arabie saoudite a été parmi les premiers pays au monde à mettre en place des tests de dépistage du coronavirus dans les laboratoires. À partir du 5 mars, les tests étaient disponibles pour toute personne présentant des symptômes. Au cours des cinq mois qui suivirent, plus de cinq millions de tests ont été effectués.

«Voilà que nous récoltons aujourd’hui le fruit de notre travail.»

Le porte-parole du ministère de la Santé saoudien, le Dr Mohammed Al-Abd Al-Aly

En février, les vols internationaux à destination et en provenance des pays infectés ont été rapidement réduits, puis interdits à partir du 15 mars. Peu après, des restrictions sur les voyages domestiques ont suivi.

En effet, l’Arabie saoudite a pris la mesure sans précédent mais nécessaire de suspendre les visas des pèlerins étrangers pour l’Omra, le 27 février. Le Royaume a également pris l’initiative de fermer les mosquées.

Le 2 mars, les défenses de l’Arabie saoudite ont été brisées quand deux citoyens porteurs du virus sont rentrés du Bahreïn, sans mentionner que leur voyage avait commencé en Iran, un pays déjà en proie à la maladie.

Cependant, l’Arabie saoudite, le dernier des six États du Conseil de coopération du Golfe à être touché par le virus, était mieux préparée que de nombreux pays à ce qui allait suivre. Une série d’applications – certaines existaient déjà, d’autres ont été développées rapidement pour affronter la nouvelle maladie – ont permis aux citoyens et aux résidents de signaler les symptômes, de prendre des rendez-vous virtuels et d’accéder aux tests.

Certes, cette technologie a joué un rôle essentiel dans la gestion du Hadj. En tant que gardienne des sites les plus sacrés de l’islam, l’Arabie saoudite était dès le départ amplement consciente de l’importance d’une bonne organisation du pèlerinage. Sinon, les conséquences auraient été graves pour le Royaume, ainsi que pour la région et la planète entière.

Cette année, il a été décidé de limiter le nombre de pèlerins au chiffre symbolique de mille, sélectionnés parmi les citoyens et les étrangers qui vivaient dans le pays. Grâce à une sélection minutieuse, un suivi et une gestion méticuleuse, le Hadj s’est déroulé, au cours de cette année exceptionnelle, sans qu’un seul cas de Covid-19 ne soit signalé.

La lutte de l’Arabie saoudite contre le virus a été menée depuis le sommet. Le 19 mars, le roi Salmane s’est adressé à la nation à la télévision. «Le Royaume continue de prendre toutes les mesures de précaution pour faire face à cette pandémie et en limiter les effets. Nous comptons sur l’aide de Dieu tout puissant, et sur toutes les mesures de précaution que nous allons prendre, soutenus par votre forte détermination à faire face à l’adversité, avec la fermeté des croyants au premier plan», a-t-il déclaré.

https://www.arabnews.fr/leRoyaumeContreLaCovid19

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Comment les médecins saoudiens luttent contre la Covid-19 à l’étranger

23/09/20

Plus de 6 000 médecins saoudiens répartis dans 41 pays bénéficient de programmes de bourses médicales à l’étranger. Nombreux sont ceux qui, parmi eux, continuent à lutter contre la pandémie de Covid-19. (Photo fournie)
  • Plus de 50 médecins saoudiens bénéficient du programme de bourses en Suède et exercent dans diverses spécialités médicales. La plupart d’entre eux étaient sur la ligne de front du service de santé suédois
  • Malgré les dangers, un grand nombre de médecins saoudiens refusent de partir: ils ont choisi de rester dans les pays où ils poursuivent leurs études, afin d’aider leurs collègues dans la lutte contre la Covid-19

LA MECQUE: Plus de 6 000 médecins saoudiens répartis dans 41 pays bénéficient de programmes de bourses médicales à l’étranger. Nombreux sont ceux qui, parmi eux, continuent à lutter contre la pandémie de Covid-19, accomplissant ainsi leur devoir de diligence et d’aide aux personnes partout dans le monde.

Ces médecins ont fait la preuve de leur compétence et de leur courage dans la lutte contre la pandémie de coronavirus aux côtés de leurs collègues des pays hôtes. Malgré les dangers, un grand nombre de ces médecins saoudiens refusent de partir. Ils ont choisi de rester dans les pays où ils poursuivent leurs études, afin d’aider leurs collègues dans cette lutte.

Le Dr Abdallah Boqays, dermatologue dans un hôpital oncologique de Toulouse, en France, raconte à Arab News que l’année 2020 a été effrayante pour le personnel médical.

«C’est avec une grande compétence que des médecins de différentes spécialités se sont battus depuis le début de la pandémie, en particulier ceux qui s’occupent directement des patients infectés. Ils luttent non seulement parce qu’ils travaillent dans les hôpitaux, ce qui les rend plus vulnérables que d’autres à l’infection, mais aussi parce qu’ils s’occupent de patients qui souffrent d’un système immunitaire affaibli», révèle-t-il.

Le Dr Boqays explique à Arab News que le personnel de son département de dermatologie et de traitement des tumeurs cutanées assure le suivi et les consultations de plusieurs patients atteints d’un cancer de la peau. Nombreux parmi ces derniers sont à un stade avancé de la maladie ou ont un système immunitaire affaibli par la chimiothérapie ou les immunosuppresseurs.

Selon lui : «Les opérations d’ablation des tumeurs se sont poursuivies malgré la pandémie. L’environnement de travail, ainsi que les pratiques comportementales et éthiques, nous obligent à poursuivre le traitement, quelles que soient les raisons et les méthodes utilisées. Retarder l’administration de médicaments de chimiothérapie et d’immunosuppresseurs ou suspendre les interventions chirurgicales curatives pourrait avoir des conséquences désastreuses pour les patients. Nous comptons sur Dieu avant tout, et nous prenons les mesures de précaution nécessaires pour répondre aux demandes des patients, pour les soutenir et pour soulager leur douleur», poursuit-t-il.

«Même si nous sommes loin de notre cher pays, nous sommes en paix grâce au soutien qu’apporte notre sage gouvernement – sous la direction du roi Salmane et du prince héritier Mohammed ben Salmane – aux Saoudiens à l’étranger », affirme le Dr Boqays.

Abdallah Modhayan exerce en psychiatrie à l’hôpital universitaire de Skane à Malmö. Il est installé en Suède depuis 2015. «Plus de 50 médecins saoudiens bénéficient du programme de bourses en Suède et travaillent dans diverses spécialités médicales dans différentes villes. La plupart d’entre eux étaient sur la ligne de front du service de santé suédois», déclare-t-il.

«Certains de mes collègues qui bénéficiaient d’un programme de bourses médicales ont été infectés par la Covid-19. Cependant, une fois rétablis, ils sont rapidement retournés à leur poste pour aider leurs collègues suédois. Faut-il mentionner que la performance des médecins saoudiens en Suède était et est toujours appréciée?».

La Suède a fait la une des journaux pour sa stratégie douce de lutte contre la pandémie: le gouvernement n’a pas fermé les magasins, les restaurants ni les cafés. Il n’a même pas imposé de quarantaine à ses citoyens et résidents.

«Cette décision a eu des conséquences majeures au début de la pandémie de Covid-19 en Suède», explique le Dr Modhayan. «Le taux de mortalité était l’un des plus élevés d’Europe, ce qui a mis le secteur de la santé face à un véritable défi. Le rôle des médecins saoudiens a été efficace pour relever ce défi.»

Le Dr Modhayan a travaillé au service des urgences psychiatriques pendant la pandémie. Il a constaté l’effet psychologique de la pandémie sur les individus, notamment sur ceux qui ont perdu des proches à cause du coronavirus. «Il est primordial d’apporter un soutien et un traitement psychologique à ceux qui en ont besoin, surtout dans des circonstances aussi difficiles», explique-t-il.

Le Dr Abdelghani Khogeer, chirurgien néphrologue (spécialisé dans les maladies des reins et des voies urinaires), vit en France depuis sept ans dans le cadre d’un programme de bourses franco-saoudien. Il a constaté personnellement les effets désastreux de la pandémie sur les Français.

«Tout comme d’autres pays, la France est tout d’abord entrée dans une lutte acharnée contre le coronavirus. Il était dont nécessaire de suspendre les activités médicales non urgentes. Cela a eu un effet majeur sur le déroulement du travail: nous avons eu recours, entre autres, aux procédures à distance dans les cliniques, annulé des opérations non urgentes, reprogrammé des opérations chirurgicales, annulé les consultations dans certaines cliniques. Par conséquent, nous devions être constamment présents et prêts à aider les services qui luttent contre le virus, comme les services d’urgence, qui ont effectué de nombreuses opérations chirurgicales vitales pendant cette période.»

Le Dr Khogeer est reconnaissant envers l’ambassade du Royaume pour le soutien et la communication qu’elle a maintenu pendant cette période critique. «Je prie Dieu pour nous protéger et pour nous aider à retourner dans notre pays en toute sécurité, afin de le servir à travers l’expérience et les connaissances que nous avons acquises», ajoute-t-il.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

Cet article a été publié pour la première fois dans (Arab News)

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Coronavirus: Les cliniques saoudiennes réalisent 2 millions de tests

13/08/20

Les cliniques Tetamman et les centres Ta’akkad s’assurent d’avoir effectué plus de 2 millions de tests de réaction en chaîne par polymérase (PCR) à travers le Royaume depuis le début de la pandémie. (Photo AFP).

  • Le nombre total de guérisons dans le Royaume est passé à 257 269
  • Jusqu’à présent, 3 269 personnes ont succombé au virus dans le Royaume

DJEDDAH : Les centres Ta’akkad d’Arabie saoudite ont lancé un service de test 24 heures sur 24, dans le cadre d’une campagne de détection précoce pour contenir la propagation du nouveau coronavirus.
Les cliniques Tetamman et les centres Ta’akkad s’assurent d’avoir effectué plus de 2 millions de tests de réaction en chaîne par polymérase (PCR) à travers le Royaume depuis le début de la pandémie.
Les centres Ta’akkad sont destinés à ceux qui ne présentent aucun symptôme ou seulement des symptômes légers, mais qui pensent avoir été en contact avec une personne infectée par la Covid-19.
Commentant la participation de l’Arabie saoudite aux essais cliniques de vaccins, le porte-parole du ministère de la Santé, Dr. Mohammed al-Abd al-Aly, a déclaré, mercredi dernier, que le Royaume s’engage à se joindre à l’effort mondial pour trouver un vaccin contre la Covid-19.
« L’efficacité et la sécurité sont des priorités pour les essais cliniques menés en Arabie saoudite, a-t-il déclaré. Le Royaume participe depuis le début de la pandémie afin de soutenir tous les départements de recherche et les efforts pour trouver un remède et un traitement. »
Un total de 1 569 nouveaux cas diagnostiqués de Covid-19 ont été enregistrés dans le Royaume ce mercredi, ce qui signifie que 293 037 personnes en Arabie saoudite sont maintenant atteintes du virus. Il y avait 32 499 cas actifs, dont 1 826 cas critiques.
Al-Aly a annoncé 2 151 nouvelles guérisons, portant le nombre total à 257 269, tandis que 36 nouveaux décès ont été signalés, portant le bilan à 3 269 décès.
Plus de 4 millions de tests de polymérase ont été réalisés dans le Royaume, dont 67 676 au cours des dernières 24 heures.

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Hajj 2020: Miqat Qarn Al-Manazel s’exécute en solitaire cette année pour la première fois de l’histoire

26/07/20

Une mosquée Miqat à Dhul Hulayfa. (SPA)

Le nombre de pèlerins effectuant le pèlerinage annuel de cette année est faible compte tenu des circonstances exceptionnelles provoquées par la pandémie de coronavirus
LA MECQUE: Pour la première fois dans l’histoire, les pèlerins effectuant le Hajj de cette année doivent passer par un seul Miqat (station de pèlerinage).

Miqat est un terme qui fait référence à la limite à partir de laquelle les pèlerins doivent orner les vêtements Ihram, deux morceaux de draps blancs non cousus, afin d’accomplir le Hajj ou l’Omra annuels. Quatre frontières ont été choisies par le prophète Muhammad pour les pèlerins arrivant de différentes régions du monde pour effectuer les rituels du Hajj et de l’Omra, tandis que la cinquième a été choisie par le deuxième calife islamique, Omar bin Al-Khattab.

Les cinq frontières, ou Mawaqeet, représentent le premier rituel du pèlerinage du Hajj. Situé au nord-est de La Mecque, Miqat Qarn Al-Manazel, considéré par les historiens comme le Miqat du peuple de Najd, est aussi généralement un Miqat pour les pèlerins venant des pays du Golfe et d’Asie de l’Est aujourd’hui. Le terme fait référence à une petite montagne qui s’étend au nord et au sud avec de l’eau coulant des deux côtés, raison pour laquelle elle est également connue sous le nom d’Al-Sail Al-Kabir (la grande inondation).

Le nombre de pèlerins effectuant le pèlerinage annuel de cette année est faible compte tenu des circonstances exceptionnelles provoquées par la pandémie de coronavirus. Les pèlerins devraient se diriger vers Miqat Qarn Al-Manazel car c’est le Miqat le plus proche de La Mecque.

FAITS EN BREF

Situé au nord-est de La Mecque, Miqat Qarn Al-Manazel, considéré par les historiens comme le Miqat du peuple de Najd, est aussi généralement un Miqat pour les pèlerins venant des pays du Golfe et d’Asie de l’Est aujourd’hui.

La mosquée Al-Sail Al-Kabir à l’intérieur de Miqat Qarn Al-Manazel est considérée comme l’une des plus grandes du Royaume, équipée de services modernes pour les pèlerins.

Le Dr Adnan Al-Sharif, professeur d’histoire et de civilisation à l’université Umm Al-Qura de La Mecque, a déclaré à propos du Miqat: «Le lieu était lié à la vie du prophète, tel que le prophète y passait pendant le siège de Taif. Selon plusieurs romans historiques, le Prophète est passé par «Qarn» qui signifie Qarn Al-Manazel».

Al-Sharif a déclaré que l’État saoudien avait bien pris soin de Miqat Qarn Al-Manazel et lui avait fourni des installations pour les pèlerins qui le visitaient pour y pratiquer l’Omra et le Hajj.

Tout au long de l’histoire, différentes significations ont été à l’origine de la dénomination de Qarn Al-Manazel, selon le journaliste et historien Hamad Al-Salimi. On a dit qu’Al-Asmai, philologue et l’un des trois grammairiens arabes de l’école de Bassora en Irak, a décrit le Miqat comme une montagne à Arafat.

Pendant ce temps, les historiens pensaient qu’il avait également servi des personnes venant d’autres directions à travers l’histoire. Al-Ghuri, le 45e sultan de la dynastie mamelouke, a déclaré que c’était le Miqat du peuple du Yémen et de Taif, tandis que Qadi Ayyad, un célèbre érudit de la loi maliki à l’âge d’or islamique (800-1258) a déclaré que c’était Qarn Al -Thaalib qui a servi de Miqat du peuple de Najd. Certaines personnes le prononcent «Qaran», ce qui est faux, car Qaran est une tribu au Yémen, selon Al-Salimi.

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