La ligue de football féminin renforcera l’écosystème sportif saoudien, selon le président de la SFA

06/11/20

Le prince Khaled déclare que la SFA véhicule les aspirations de la Ligue de football féminin qui sont celles d’une société saine et active. (Photo fournie)

La première Ligue de football féminin d’Arabie saoudite jouera un rôle important dans l’objectif de la Fédération du sport pour tous d’intégrer les femmes dans la scène sportive du Royaume
• Les Saoudiens veulent voir chacun inclus dans le sport, quel que soit son âge ou ses capacités, qu’il soit une femme ou un homme
DJEDDAH : La première ligue de football féminin (WFL) d’Arabie saoudite jouera un rôle important dans l’objectif de la Fédération du sport pour tous (SFA) d’intégrer les femmes sur la scène sportive du Royaume, a déclaré le président de la SFA, le prince Khaled ben Walid ben Talal al Saoud.

Alors que les préparatifs étaient en cours après la conclusion des inscriptions le 30 septembre, le prince Khaled a fait part à Arab News des attentes et des espoirs de la SFA pour le tournoi.

«La WFL donne aux femmes la possibilité de se perfectionner dans le sport, que nous considérons comme un élément très important pour renforcer notre communauté saine et active et l’écosystème sportif du pays dans son ensemble», explique-t-il.

Le président de la SFA considère la WFL comme un pas en avant vers la réalisation de l’objectif de la SFA de faire en sorte que 40 % de la société devienne active d’ici à 2030. «À quoi le public peut-il s’attendre? À de bons matchs, forts et équitables, joués par nos athlètes de tout le Royaume», ajoute-t-il.

Le prince Khaled déclare que la FSA véhicule les aspirations de la Ligue de football féminin qui sont celles d’une société saine et active.

«Enthousiasme, fierté et sentiment d’accomplissement – le public est déjà investi pour voir les femmes et les filles mener une vie saine et active en participant à tous les types de sports», poursuit-il. «Les Saoudiens veulent que tout le monde puisse faire du sport, quel que soit l’âge ou les capacités, que l’on soit une femme ou un homme. Les championnats dans tous les sports et activités sportives sont une excellent chose pour le moral de tous, et c’est inspirante!»

Prince Khaled ben Alwaleed ben Talal al Saoud (photo fournie)

En ce qui concerne les attentes de la SFA à l’égard de la première ligue de football féminin, le prince Khaled explique que, lorsque les femmes rejoignent la ligue, elles «militent pour que d’autres y adhèrent», et encouragent le bien-être, la santé, la remise en forme, l’inclusion et l’accomplissement.

La WFL a été étroitement soutenue par le ministère des Sports, ajoute le président de la SFA. Il remercie également les personnes qui travaillent dans le cadre du programme Quality of Life pour leur soutien. «L’équipe de Quality of Life veut vraiment que chaque femme saoudienne ait la possibilité de poursuivre sa passion pour le sport et le bien-être dans le cadre de notre travail collectif dont l’objectif est de faire du plan de Vision 2030 une réalité», explique-t-il.

Le programme Quality of Life vise à accroître la participation du public aux sports, à des événements professionnels aux niveaux régional et mondial et à créer des possibilités de divertissement qui répondent à ses besoins d’ici à 2030.

En attendant, de nombreuses équipes de football féminines populaires devraient participer à la ligue, notamment les Jeddah Eagles, les Miraas et les Kings United.

Avec l’apparition de la pandémie de coronavirus, la date de la WFL, initialement annoncée pour février, n’a pas encore été fixée.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

Cet article a été publié pour la première fois dans (Arab News)

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Dr Sara Al-Otaibi, directrice générale de l’Institut d’administration publique de la région de La Mecque

02/11/20

Dr Sara Al-Otaibi est la directrice générale de la branche féminine de l’Institut d’administration publique de la région de La Mecque.

Récemment, Al-Otaibi a remporté le prix de la femme leader de l’année 2020 au niveau du Conseil de coopération du Golfe. Il a été annoncé lors du Sommet GOV HR qui s’est tenu à Dubaï.

Elle a attribué son succès au « soutien illimité » des dirigeants saoudiens.

Al-Otaibi a obtenu une licence en informatique de l’université du Roi Abdul Aziz (KAU) en 2007. Elle a également obtenu une maîtrise en technologie Web de l’Université de Southampton au Royaume-Uni en 2010. Quatre ans plus tard, elle a obtenu son doctorat en informatique de la même institution.

Sa carrière chez KAU a débuté en tant qu’assistante formée pour enseigner des cours d’informatique à des étudiants de première année en 2006. Elle est ensuite devenue développeur Web dans le cadre du doyen d’apprentissage en ligne et d’enseignement à distance.

Al-Otaibi a enseigné à la faculté d’informatique et de technologie de l’information de l’Université de Taif de 2011 à 2014. De lors jusqu’en 2018, elle a été chercheuse invitée pour le laboratoire Web et Internet du Collège des ordinateurs et de l’électronique de l’Université de Southampton tout en servant simultanément de professeur assistant à l’Université de Taif.

En 2015, elle est nommée vice-doyenne du e-learning et de la formation à distance à l’Université de Taif jusqu’en 2017. L’année suivante, elle est promue doyenne des études universitaires.

En 2018, elle a été doyenne des affaires de la bibliothèque pour les étudiants et professeure agrégée en technologie Web à l’Université de Taif. Plus tard dans l’année, elle a commencé à enseigner à l’Institut d’administration publique en tant que professeur agrégé.

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Les Saoudiennes investissent les terrains de golf à la recherche de la gloire

31/10/20

Bien que le golf soit un sport relativement nouveau dans le pays, les femmes ont été encouragées à s’y adonner grâce à de nouvelles opportunités et le soutien qui leur a été apporté. (Photo fournie)
  • Une récente initiative sportive donnera aux femmes du Royaume la possibilité d’apprendre le golf à titre gratuit
  • Les joueuses participant au programme seront désignées comme Premiers membres féminins (Ladies First Member) que ce soit au Riyadh Golf Club, au Dirab Golf Club ou au Royal Greens Golf & Country Club de la ville économique du roi Abdallah

DJEDDAH : Voilà que les Saoudiennes franchissent de nouvelles barrières sur les terrains de golf du Royaume : elles découvrent ce sport ainsi que ses avantages.

Le golf est un sport relativement nouveau dans le pays, pourtant les femmes ont été encouragées à s’y adonner grâce à de nouvelles opportunités et le soutien qui leur a été apporté. Le golf continue d’être un sport dominé par les hommes. Bien que les femmes manifestent un grand intérêt pour ce sport, elles sont peu représentées dans ce domaine partout dans le monde.

Une récente initiative sportive donnera aux femmes du Royaume la possibilité d’apprendre le golf à titre gratuit. L’Aramco Saudi Ladies International, présenté par le Fonds d’investissement public (PIF), est certes une première dans le Royaume. Un autre projet, le « Ladies First Club », un club novateur de Golf Saudi, offrira aux femmes une adhésion gratuite, comprenant des leçons de golf, l’accès à un terrain d’entraînement ainsi que la possibilité de jouer sur 3 parcours de 18 trous.

L’offre est proposée à toutes les femmes saoudiennes, avec une adhésion initiale plafonnée à 1 000 personnes. Dans un entretien avec Arab News, Sarah Al-Arifi, une entrepreneure saoudienne de 26 ans, ne cache pas son enthousiasme face à la perspective d’un club de golf saoudien pour femmes. Pour elle, même si le sport est perçu dans le monde comme étant dominé par les hommes, il progresse rapidement dans le Royaume et devient inclusif. Elle estime que les nouveaux projets seront « autonomisants ».

Mme Al-Arifi insiste sur les avantages que présente la création d’une communauté pour chaque sport, et pas seulement pour le golf. Elle ajoute que ces communautés promettent de générer de la créativité, du point de vue du consommateur.

« Créer une communauté pour un sport spécifique est indispensable et non seulement important. Il stimule la concurrence et représente un avantage pour nous en tant que consommateurs. Au-delà des avantages évidents d’une communauté sportive, j’encourage la concurrence, en tant que consommateur, car elle favorise l’innovation et contribue à régler les problèmes », a-t-elle déclaré.

Les joueuses participant au programme seront désignées comme Premiers membres féminins (Ladies First Member ) que ce soit au Riyadh Golf Club,  au Dirab Golf Club ou au Royal Greens Golf & Country Club de la ville économique du roi Abdallah.

Le Ladies First Club sera officiellement lancé lors d’un tournoi préparatoire présenté par le PIF pour l’Aramco Saudi Ladies International.

Il se déroulera entre le 12 et le 15 novembre, deux jours avant l’Aramco Saudi Ladies Team International, qui verra des équipes de quatre golfeuses s’affronter pour des prix d’une valeur de 500 000 dollars du 17 au 19 novembre.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

Cet article a été publié pour la première fois dans (Arab News)

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« Extraordinaire » présidence saoudienne du W20, selon la chef de la délégation australienne

21/10/20

Erin Lynn, présidente de la délégation australienne au W20, au centre, estime qu’une société idéale est une société où les gens ont la possibilité de réaliser leur potentiel (Photo, fournie).

  • La pandémie de coronavirus met en lumière l’autonomisation des femmes, selon Erin Lynn
  • « L’autonomisation des femmes dans le domaine économique est la pierre angulaire d’une croissance inclusive »

RIYAD: La chef de la délégation australienne pour le Women 20 (W20), l’unité d’engagement des femmes du Groupe des vingt (G20), a qualifié la présidence saoudienne du groupe d’« extraordinaire ».

Erin Lynn a ajouté que la pandémie de coronavirus a entraîné certains effets positifs en mettant en évidence et en accélérant l’autonomisation des femmes.06

Elle a déclaré à Arab News : « Je dois dire que la présidence saoudienne du W20 grâce au Dr Thoraya Obaid et à Salma Al-Rashid et l’équipe a été extraordinaire en termes de gestion et d’organisation du W20 cette année. Je pense qu’elle a été exceptionnelle. Le mérite revient donc en grande partie à leur direction ».

« Avant la pandémie, l’autonomisation des femmes était une nécessité impérative. Les femmes sont surreprésentées dans les emplois à temps partiel peu rémunérés et exigeant peu de qualifications. L’autonomisation des femmes dans le domaine économique est donc la pierre angulaire d’une croissance inclusive. La pandémie ne fait donc qu’accélérer cette progression et mettre en lumière ce problème », ajoute-t-elle.

D’après Lynn, les femmes ont été accablées par le travail domestique non rémunéré et ont été contraintes de concilier leurs responsabilités professionnelles et familiales.

Le G20 a besoin de mesurer les évolutions en termes de parité hommes-femmes dans l’économie. Une fois que vous aurez mesuré les données, vous pourrez alors disposer d’interventions politiques que vous pourrez évaluer. Je pense que l’Agence australienne pour l’égalité des sexes sur le lieu de travail est un exemple que d’autres pays peuvent suivre.

Erin Lynn, chef de la délégation australienne au W20

Lynn explique qu’en Australie, le nombre de documents universitaires soumis aux revues a augmenté, mais la proportion de femmes qui les soumettent a diminué.

« Les hommes peuvent contribuer davantage pendant cette période parce qu’ils travaillent à domicile. Mais les femmes qui travaillent à la maison doivent équilibrer les responsabilités domestiques, de sorte que leur contribution dans le domaine des connaissances diminue », affirme-t-elle.

Pour elle, l’une des positions clés que la délégation australienne a promues au sein du W20 est le recours aux données. « Vous ne pouvez pas identifier vos points faibles et vous ne pouvez pas mesurer les progrès si vous ne recueillez pas de données ».

Lynn affirme que « le G20 a besoin de mesurer les évolutions en termes de parité hommes-femmes dans l’économie. Une fois que vous évaluez les données, il est possible d’avoir des interventions politiques que vous pouvez mesurer. Je pense que l’Agence australienne pour l’égalité des sexes sur le lieu de travail est un exemple que d’autres pays peuvent suivre ».

Lynn estime que la pandémie a favorisé la conciliation de la famille et du travail, et que les femmes continuent de faire beaucoup plus de travaux ménagers non rémunérés que les hommes. « Il est donc important d’encourager les hommes à faire preuve de plus de flexibilité. Je pense que la pandémie a montré à certains hommes que c’est possible. Et nous constatons une plus grande intégration des hommes dans la famille », affirme-t-elle.

Pour Lynn, l’égalité concerne à la fois les hommes et les femmes et il doit toujours y avoir un certain équilibre entre la prise en charge des enfants et le travail, « mais la façon dont vous répartissez cet équilibre entre les différentes personnes d’un ménage, c’est important ».

Sa vision d’une société idéale est celle d’une société où les gens ont le choix et la liberté de mener la vie qu’ils veulent et ont la possibilité de réaliser leur potentiel. « Cela peut sembler ambitieux et idéaliste, mais quand on y pense, cela se résume à être économiquement et politiquement autonome et à pouvoir faire des choix dans sa vie ».

Bien que le G20 soit différent cette année après être passé au numérique, il a été facile pour les délégués d’assister aux événements, explique Lynn. « Nous pouvons participer comme nous ne l’avons jamais fait auparavant. Nous nous sommes réunis beaucoup plus régulièrement parce que les réunions se déroulent en ligne et nous avons été beaucoup plus concentrés que jamais sur les résultats de chaque réunion ».

Ces réunions régulières ont été bénéfiques pour le W20, a-t-elle ajouté.

Lynn a débuté sa carrière en tant qu’analyste du marché du travail. Elle a écrit de nombreux articles sur le genre, le travail, l’emploi et l’entrepreneuriat, mais une grande partie de son travail au sein du G20 a été axée sur les femmes. « Je suppose que ma carrière a été centrée sur le domaine des relations internationales. C’est donc une carrière un peu hybride. C’est formidable de pouvoir contribuer à l’élaboration des politiques internationales par le biais du G20 », affirme-t-elle.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

Cet article a été publié pour la première fois dans (Arab News)

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Salma al-Rashid, ambassadrice sherpa du W20, défend l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes

20/10/20

«Nous vivons une période extrêmement excitante en Arabie saoudite», a déclaré Salma al-Rashid. (Photo Fournie)

  • L’objectif est de veiller à ce que les considérations de genre soient fermement mises sur la table et incluses dans la déclaration des dirigeants du G20
  • « Nous devons nous assurer que les femmes sont représentées à tous les niveaux du processus décisionnel »

RIYAD: En 2018 et 2019, Salma al-Rashid a représenté l’Arabie saoudite au Women 20 (W20) – le groupe d’engagement officiel du Groupe des vingt (G20) sur les femmes – d’abord en Argentine puis au Japon. À présent, alors que Riyad se prépare à accueillir le sommet de 2020 en novembre, Salma al-Rashid est ravie d’avoir été nommée sherpa cette année. Elle a la charge d’entreprendre les travaux préparatoires de la conférence.

Depuis octobre 2019, Mme Al-Rashid est la chef du plaidoyer d’Al-Nahda Philanthropic Society for Women, une organisation caritative saoudienne qui défend l’autonomisation et la participation des femmes. À la tête de l’édition W20 à Riyad, Al-Nahda aidera à faciliter les discussions entre un réseau de délégués représentant des organisations non gouvernementales de femmes, des femmes entrepreneuses et des groupes de réflexion de tous les États membres du G20.

L’objectif est de veiller que les considérations de genre soient fermement mises sur la table et incluses dans la déclaration des dirigeants du G20 sous forme de politiques et d’engagements qui favorisent l’égalité des sexes et l’autonomisation économique des femmes.

«Je prends la tâche de chef de la délégation et de sherpa très au sérieux», a déclaré Salma al-Rashid à Arab News à la veille du sommet. «J’ai la responsabilité de faire entendre la voix des Saoudiennes sous toutes leurs formes et expériences. Je sers de mécanisme pour projeter la voix des femmes saoudiennes dans ce forum mondial.»

Salma Al-Rashid a représenté l’Arabie saoudite au sommet du Women 20 (W20) d’abord en Argentine puis l’an dernier au Japon. (Photo Fournie)

Rappelant sa longue association avec Al-Nahda, Mme Al-Rashid explique qu’elle a toujours été passionnée par les questions sociales et de développement. «Tout au long de ma carrière, j’ai fermement cru qu’en bâtissant une culture mondiale et inclusive, où toutes les voix sont entendues, quels que soient l’âge, le sexe, la race, les croyances religieuses et l’affiliation politique, nous pouvons rendre le monde plus juste et plus équitable pour tous.»

Al-Nahda, qui signifie «l’éveil», a été fondée en 1962 pour aider à autonomiser les Saoudiennes économiquement et socialement à travers des projets de développement ciblés.

En tant que sherpa, Salma al-Rashid est responsable de la gestion opérationnelle du W20 de cette année, de son plaidoyer, de ses communications et du soutien global à la présidente saoudienne du W20, le Dr Thoraya Obaid. Elle apprécie l’occasion qui est donnée de rassembler diverses voix du monde entier dans un objectif commun.

«Le W20 de cette année nous a permis de créer un pont entre les discussions mondiales et locales qui est significatif, et parfois difficile, avec les différentes perspectives de divers secteurs de la communauté sur ce qui compte le plus pour les femmes, et sur la façon dont nous pouvons assurer leur autonomisation économique», explique Mme Al-Rashid. «Le W20 nous a donné l’occasion de contribuer au progrès local des femmes saoudiennes.»

Salma al-Rashid a commencé avec Al-Nahda en tant que volontaire. Elle a ensuite fondé un programme de service bénévole puis s’est tournée vers la gestion de programmes d’orientation académique et de développement de carrière pour donner aux jeunes filles issues de milieux défavorisés un coup de pouce sur la compétition et l’accès à une formation complémentaire.

«Après cela, j’ai cogéré une campagne nationale pour améliorer l’éducation civique parmi les femmes et les hommes saoudiens lors des élections municipales de 2015, lorsque les femmes ont été autorisées à se présenter et à voter. C’était donc une étape importante dans ma carrière», poursuit-elle.

«Le W20 nous a donné l’occasion de contribuer au progrès local des femmes saoudiennes», déclare Salma al-Rashid. (Photo Fournie)

L’intérêt de Salma al-Rashid pour le développement et les problèmes sociaux a commencé dès son plus jeune âge grâce à sa mère, elle-même membre d’Al-Nahda depuis plus de vingt-cinq ans.

«J’ai eu le privilège et l’expérience de connaître les réalités et les expériences des femmes saoudiennes», raconte-t-elle. «Enfant, je m’asseyais avec ma mère et j’écoutais simplement les conversations avec les travailleurs sociaux, les bénéficiaires, les dirigeants et les employés d’Al-Nahda.»

«J’ai grandi en écoutant les diverses expériences, luttes, défis et obstacles auxquels les femmes sont confrontées, quel que soit leur milieu socioéconomique. C’est probablement ce qui a déclenché ma passion.»

Avec une expérience aussi impressionnante dans le travail de défense des droits des femmes, Salma al-Rashid semblait la candidate évidente pour le rôle de sherpa. Nommée en décembre de l’année dernière, elle est ravie de voir tous les mois de planification et de discussion aboutir pour le prochain sommet.

«En collaboration avec nos délégués au G20, nous formulons des recommandations politiques concrètes et exploitables pour faire avancer davantage l’égalité des sexes dans les négociations du G20», explique-t-elle.

Avant le mois de janvier, dans le cadre du W20 de l’Arabie saoudite, nous avons réalisé une analyse interne. Nous voulions comprendre à quel point le W20 avait été efficace au cours des cinq dernières années et comment les efforts s’étaient reflétés au niveau du G20, en consultant en outre des organisations internationales et des experts que nous appelons “nos partenaires du savoir”», ajoute-t-elle.

Sur la base de cette analyse, les délégués ont établi le cadre de cette année. «Les délégués du W20 sont convenus que nous avons trois domaines d’intérêt principaux: l’inclusion financière des femmes, l’inclusion au travail et l’inclusion numérique. Chaque année, une présidence introduit un quatrième domaine d’intérêt. Nous voulions perpétuer l’héritage des présidences passées et nous appuyer sur leur travail.»

Cette année, la proposition de la présidence est de promouvoir un processus décisionnel inclusif, position convenue d’un commun accord par les 20 délégués du sommet. «Nous devons nous assurer que les femmes sont représentées à tous les niveaux du processus décisionnel», poursuit Mme Al-Rashid.

«Si nous observons le G20, nous avons une seule femme parmi les leaders du Groupe. Nous ne voyons pas beaucoup de femmes à des postes de direction, mais le W20 va au-delà. Il ne s’agit pas seulement d’avoir des femmes dans les conseils d’administration et en tant que PDG. Nous reconnaissons que le processus décisionnel est très complexe et qu’il comporte différentes étapes. Nous devons nous assurer qu’à chaque étape les femmes sont représentées et que la représentation est diversifiée.»

Le manque de femmes embauchées à des postes de direction est un défi permanent que la délégation du W20 souhaite voir aborder au G20.

«Nous n’avons célébré que récemment la nomination de la première femme PDG de Citigroup. Et nous savons que Wall Street souffre de ne pas avoir assez de femmes. C’est donc un défi à travers le monde », confie Salma al-Rashid.

C’est un défi que l’Arabie saoudite relève ces dernières années avec une série de nouvelles réformes destinées à renforcer la participation et l’autonomisation des femmes.

«Nous voyons beaucoup de réformes et de progrès à mettre en place pour encourager la participation des femmes au développement économique de l’Arabie saoudite», explique Salma al-Rashid (Photo Fournie)

«Nous vivons une période extrêmement excitante en Arabie saoudite», explique Mme Al-Rashid. «Nous voyons beaucoup de réformes et de progrès à mettre en place pour encourager la participation des femmes au développement économique de l’Arabie saoudite. L’un des objectifs de Vision 2030 est d’accélérer la représentation des femmes sur le marché du travail et aux postes de direction.»

«Nous avons célébré la nomination de la première ambassadrice saoudienne aux États-Unis, la princesse Reema benta Bandar, et un certain nombre de nominations de femmes dans les secteurs privé et public.»

«Sommes-nous déjà arrivées? Touchons-nous au but ? Pas encore. C’est un très long parcours, mais nous sommes sur la bonne voie.»

En raison de la pandémie mondiale de Covid-19, le sommet du G20 et tous les groupes d’engagement se tiennent à distance. Pour Salma al-Rashid, le virus et ses conséquences ont mis à nu les vulnérabilités économiques des femmes et le rôle vital du W20.

«Malgré les difficultés et les défis auxquels nous avons été confrontés cette année, nous sommes privilégiés et honorés de pouvoir répondre si on nous demande ce que nous avons fait et ce que nous pouvons faire cette année», poursuit-elle.

«Nous ne sommes pas restés silencieux. Nous n’avons pas ignoré cette pandémie qui a frappé durement les femmes. Nous considérons cela comme une opportunité de mieux reconstruire.»

Salma al-Rashid voit l’occasion pour les dirigeants mondiaux de prendre des mesures concrètes pour faire progresser davantage la participation économique des femmes. «Ce n’est qu’en autonomisant les femmes et en s’attaquant à l’impact de la Covid-19 sur elles que nous pourrons progresser encore et nous remettre durablement de cette pandémie», confie-t-elle.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

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Dr Fatima Al-Hamlan, présidente du groupe de travail sur la santé mondiale de la société civile 20

17/10/20

Le Dr Fatima Al-Hamlan est présidente du groupe de travail sur la santé mondiale de la société civile 20 (C20).

Elle est scientifique au département des maladies infectieuses et immunitaires de l’hôpital spécialisé et centre de recherche du roi Faisal à Riyad, ainsi que professeure adjointe au Collège de médecine de l’Université Alfaisal à Riyad.

Al-Hmlan a rejoint le centre en tant que chercheuse postdoctoral et chercheuse clinique mondiale en juin 2013, et est restée à ce poste jusqu’en mars 2016. Elle est devenue chercheuse scientifique et cheffe du Bureau d’information scientifique en avril de cette année.

L’objectif d’Al-Hamlan est de mener des recherches sur la santé des femmes et de promouvoir la santé et le bien-être des femmes saoudiennes.

Elle a été membre fondatrice de l’Organisation pour la santé des femmes Rofaida, basée à Riyad en 2016 et en est la vice-présidente.

En 2007, Al-Hamlan a obtenu une maîtrise en génétique des populations de l’Université de l’État de Washington. Cinq ans plus tard, elle a obtenu un doctorat en microbiologie, biologie moléculaire et biochimie de l’Université de l’Idaho. Elle a également suivi des cours de formation des cadres à la Harvard Business School et au programme de leadership de la Harvard Medical School pour développer davantage les compétences transversales, diriger le changement organisationnel et inspirer des équipes hautement performantes.

Elle a reçu des prix pour ses contributions scientifiques dans son domaine, notamment le prix de recherche pour les femmes pionnières en sciences de la santé de l’Université Princesse Nourah en 2018.

Al-Hamlan développe actuellement un réseau pour faire progresser la santé des femmes, les femmes dans les STEMM (science, technologie, ingénierie, mathématiques et médecine) et les OSC (organisations de la société civile) en Arabie saoudite et dans le monde.

Cet article a été publié pour la première fois dans (Arab News)

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Comment la loi de 2018 contre le harcèlement a donné le ton à la nouvelle Arabie saoudite

17/10/20

La protection offerte par la loi de 2018 contre le harcèlement a permis aux Saoudiennes d’acquérir de nouvelles libertés. (AFP / Fichier Photo)

La loi de lutte contre le harcèlement a apporté aux femmes la confiance et la protection juridique dont elles ont besoin pour participer librement et contribuer à la société
Un amendement est désormais en cours de rédaction pour renforcer davantage la sanction du harcèlement sexuel dans le Royaume afin d’inclure la dénonciation et l’humiliation des contrevenants
DUBAÏ: En quelques années à peine, les droits des Saoudiennes ont fondamentalement changé, ouvrant de nouvelles libertés de déplacement, la possibilité de choisir où elles veulent vivre et, pour la première fois, le droit de poursuivre leurs propres aspirations professionnelles.

Les réformes audacieuses mises en œuvre dans le cadre de l’ambitieux plan de développement Vision 2030 du Royaume ont déjà conduit à une croissance significative du nombre de femmes rejoignant la population active, de 18 % en 2017 à 23 % en 2018, selon les chiffres de la Banque mondiale.

Bien que ce chiffre soit encore bien inférieur à la moyenne de 59 % des États membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), il marque un tournant important pour une société largement conservatrice.

Pour que cette révolution se produise, il fallait d’abord rédiger une législation vitale pour garantir les droits et la sécurité des femmes sur le lieu de travail. La criminalisation du harcèlement sexuel est l’élément clé de cette question.

La loi de mai 2018, qui renforce la lutte contre le harcèlement, définit le harcèlement sexuel comme «tout comportement de nature sexuelle imposé à une personne, y compris le toucher du corps, l’attention ou l’attentat à la pudeur de toute sorte, manière ou forme». La définition s’applique également aux communications électroniques telles que les médias sociaux.

Les réformes audacieuses mises en œuvre dans le cadre de l’ambitieux plan de développement Vision 2030 du Royaume ont déjà conduit à une croissance significative du nombre de femmes rejoignant la population active. (AFP / Fichier Photo)

Selon le Conseil de la Choura, l’organe consultatif officiel de l’Arabie saoudite qui a rédigé la loi, l’objectif est de «lutter contre le crime de harcèlement, de l’empêcher de se produire, d’appliquer des sanctions aux auteurs et de protéger la victime afin de défendre la vie privée de l’individu, sa dignité et sa liberté personnelle prévues par la loi et les règlements islamiques.»

La loi de lutte contre le harcèlement sexuel accorde aux victimes le droit à l’anonymat et permet aux tribunaux de prononcer des peines allant jusqu’à deux ans de prison et des amendes pouvant aller jusqu’à 100 000 riyals saoudiens (SR), soit 26 500 dollars.

Dans les cas les plus graves, impliquant des enfants ou des victimes handicapées, la loi autorise des peines allant jusqu’à cinq ans de prison et une amende jusqu’à 300 000 SR. La loi criminalise aussi l’incitation ou la contribution au harcèlement ainsi que la falsification des infractions.

Ce moment a été décisif pour l’Arabie saoudite. Cette «dissuasion» légale mise en place, une avalanche de réformes pourrait alors suivre, permettant aux femmes de faire partie intégrante de la vie en société, comme la levée de l’interdiction de conduire à partir de juin 2018.

D’autres décrets ont rapidement suivi, notamment des modifications apportées au système de tutelle masculine afin que les femmes âgées de plus de 21 ans soient libres de quitter la maison sans accompagnement, ainsi que le droit pour les femmes de choisir leur lieu de résidence.

La discrimination fondée sur le sexe dans l’emploi ou dans l’accès au crédit est également interdite, tout comme le licenciement des femmes enceintes.

De nouvelles garderies ont été créées et des subventions ont été accordées pour aider davantage de femmes à quitter le foyer.

L’égalité des pensions a également été instaurée en égalisant l’âge de la retraite pour les hommes et les femmes et en rendant obligatoires les crédits de pension de retraite pendant le congé de maternité.

Quelque 5,5 millions de Saoudiennes âgées de plus de 21 ans bénéficient déjà de ces réformes, et les normes sociales enracinées depuis longtemps se défont progressivement.

Quelque 5,5 millions de Saoudiennes âgées de plus de 21 ans bénéficient déjà de ces réformes, et les normes sociales enracinées depuis longtemps se défont progressivement. (AFP / Fichier Photo)

En raison de ces développements rapides, le rapport de la Banque mondiale intitulé «Les femmes, l’entreprise et le droit 2020», publié en avril, a reconnu l’Arabie saoudite comme le plus grand réformateur du monde l’année dernière.

«L’Arabie saoudite est devenue l’un des leaders du monde arabe en matière d’autonomisation des femmes», a déclaré Issam Abu Sulaiman, directeur régional du Conseil de coopération du Golfe de la Banque mondiale, selon l’Agence de presse saoudienne.

Le fondement de ce changement social rapide a été posé par la loi de lutte contre le harcèlement, qui a apporté aux femmes la confiance et la protection juridique dont elles ont besoin pour participer librement et contribuer à la société.

Un amendement est désormais en cours de rédaction pour renforcer encore la sanction du harcèlement sexuel dans le Royaume afin d’inclure la dénonciation et l’humiliation des contrevenants.

Les membres du Conseil de la Choura estiment que la menace de diffamation aura un effet encore plus dissuasif que les amendes et l’emprisonnement sur ce type de mauvais comportement.

«La diffamation est pour le plus grand bien de la société», explique à Arab News Lina Almaeena, membre du Conseil de la Choura et cofondatrice de Jeddah United Sports Co.

«C’est un moyen de dissuasion que de nombreux pays ont appliqué et qui s’est avéré efficace pour réduire les cas de harcèlement. La loi de lutte contre le harcèlement sexuel s’est avérée efficace pour prévenir les mauvais comportements.»

Lina Almaeena, membre du Conseil de la Choura et cofondatrice de Jeddah United Sports Co. (Photo fournie)

En faisant de cette question une affaire d’honneur, on a le sentiment que les familles feront plus attention en ce qui concerne l’éducation sociale de leurs enfants. «Il y aura plus de sensibilisation et les familles joueront un rôle plus important», poursuit Mme Almaeena.

Avant d’entrer en vigueur, le projet d’amendement doit être soumis au Conseil des ministres pour approbation, puis publié sous la forme d’un décret royal par le roi Salmane.

«Nous parlons maintenant de faire un nouvel amendement en ajoutant un article à la loi existante. Nous ne parlons pas d’une nouvelle loi », précise à Arab News Fayçal Fadhil, un juriste formé au Royaume-Uni et membre du Conseil de la Choura.

Certains experts estiment que le renforcement de la loi existante permettra à davantage de femmes de rejoindre la population active sans crainte de harcèlement sur le lieu de travail.

«Cela encouragerait davantage de jeunes filles et de femmes à rejoindre le marché du travail avec confiance, en se sentant protégées et soutenues en cas de harcèlement», confie à Arab News Maha Akeel, directrice des affaires sociales et familiales à l’Organisation de coopération islamique basée à Djeddah.

Cette «dissuasion» légale mise en place, une avalanche de réformes pourrait alors suivre, permettant aux femmes de faire partie intégrante de la vie en société, comme la levée de l’interdiction de conduire à partir de juin 2018. (AFP / Fichier Photo)

Aucune statistique n’est encore disponible sur le taux de harcèlement sexuel en Arabie saoudite, en grande partie en raison de la réticence par le passé à signaler les violations.

Il existe donc peu de données pour démontrer sa prévalence ou montrer l’impact de la législation.

«Peut-être verrons-nous plus de déclarations, moins de manifestations publiques de harcèlement. Il est difficile de mesurer l’impact, faute d’études factuelles et de statistiques », explique Maha Akeel.

Elle voit néanmoins la menace de diffamation comme une arme puissante contre le harcèlement, qui pourrait s’avérer particulièrement efficace dans la culture saoudienne.

«Parfois, les gens craignent la dénonciation publique et l’humiliation bien plus que les sanctions financières ou même l’emprisonnement… parce que cela nuira à leur réputation», ajoute Maha Akeel.

«Nous sommes une société conservatrice, cela pourrait donc être plus dissuasif que les punitions appliquées antérieurement.»

Cet article a été publié pour la première fois dans (Arab News)

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Les footballeuses saoudiennes enthousiasmées par la prochaine ligue

13/10/20

Hala Mansouri. (Photo Fournie)

«Depuis l’enfance, je savais que je voulais être footballeuse»
«Sur le plan social, le travail d’équipe m’a énormément enrichie»
DJEDDAH: Alors que les femmes dans le Royaume poursuivent leurs rêves sportifs, notamment dans le football, sport n° 1 du pays, la perspective de la Saudi Women’s Football League (WFL – Ligue saoudienne féminine du football) se fait de plus en plus pressante.

La Fédération saoudienne des sports a d’abord annoncé le lancement de la WFL pour février, l’apparition de la pandémie du coronavirus (Covid-19) a retardé son démarrage.

L’attente a été longue, mais les footballeuses saoudiennes se sont entraînées tout au long de la période de confinement.

La sélectionneuse Bireen Sadagah a déclaré à Arab News: «Les Jeddah Eagles (l’une des équipes sélectionnées pour jouer dans la WFL) se sont entraînées de façon très sérieuse en vue de la ligue, sur et en dehors du terrain, afin d’améliorer leur forme physique et mentale.»

Elle a ajouté: «Le confinement ne nous a pas empêchées de vouloir nous perfectionner. Nous avons continué la formation chez nous du mieux que nous pouvions, avec l’espace et l’équipement disponibles, y compris des entraînements et des exercices de football. Ensuite, dès que cela a été possible, nous avons repris un entraînement régulier, à raison de trois fois par semaine, ainsi qu’un travail individuel de récupération et de remise en forme.»

Hala Mansouri, étudiante saoudienne en publicité, âgée de 22 ans, joue au football depuis l’âge de 6 ans, alors qu’elle vivait au West Virginia, aux États-Unis, où elle a rejoint la World Alliance de la YMCA, tombant amoureuse de ce jeu.

De retour au Royaume des années plus tard, elle joue par intermittence, mais en ayant conscience de ses aptitudes, et rejoint les Jeddah Eagles en tant que gardienne de but dès la levée du confinement.

«J’avais l’habitude de jouer au football et au basket-ball lorsque je vivais aux États-Unis, selon les saisons, mais je préfère jouer au football depuis que je suis rentrée à Djeddah», confie-t-elle à Arab News.

Expliquant ce qui fait la particularité d’un gardien de but, elle explique que ce n’est pas aussi difficile que de jouer à d’autres postes, mais que la différence tient au fait que les gardiens de but ont une vision globale du jeu, doivent garder un œil attentif sur le ballon et se concentrer, tout en gardant leur sang-froid.

«Nous pouvons parler à nos coéquipières pour les guider, mais la différence est dans notre entraînement spécifique, car les gardiens de but doivent moins courir que les autres joueurs. J’utilise tout mon corps pour bloquer le ballon, alors que les attaquantes doivent surtout s’inquiéter de marquer des buts. En tant que gardienne, ma seule inquiétude est que le ballon passe la ligne de but », ajoute Mansouri.

Bien que les gardiennes de but soient parfois moins appréciées, souligne-t-elle, l’entraînement est toujours rigoureux, long et indispensable. «Les gardiennes sont la dernière ligne de défense dans le football.»

La jeune athlète explique que le football lui procure un sentiment de liberté, loin des distractions quotidiennes. «Dans un match, je ne pense à rien; tout est mis en sourdine, comme une parenthèse pendant un moment. C’est une sensation très agréable.»

«Je suis vraiment très fière que les femmes aient trouvé énormément de soutien en ce qui concerne la poursuite de leurs rêves dans le sport, et nos familles peuvent être fières de nous pour l’avoir fait», indique-telle. «C’est une belle sensation, même si nous avons commencé plus tardivement que d’autres pays, au moins, nous en sommes arrivées là où nous en sommes désormais, et je ne pourrais pas en être plus fière.»

Jusqu’ici, seules les Saoudiennes seront autorisées à jouer, mais cela n’a pas freiné l’enthousiasme des autres footballeuses du Royaume.

La joueuse yéméno-saoudienne de 24 ans, Shahad Saif, qui joue pour le Miraas FC de Jeddah en tant qu’arrière gauche, explique qu’elle joue au football avec sa famille à Djeddah depuis l’âge de 10 ans.

«Je joue au football avec ma famille et mes frères depuis que je suis enfant. Je n’avais pas l’occasion de jouer avec un groupe exclusivement féminin. Ainsi, en grandissant, j’avais pris l’habitude de louer un terrain et de jouer au football avec différentes filles qui aiment le sport et jouent sans entraînement et sans exigences spécifiques», confie-t-elle à Arab News.

Le football a toujours représenté une partie importante de sa vie et a eu de l’influence sur toutes ses habitudes et décisions. «Trouver un groupe pour jouer était très important, alors que la seule chose que nous pouvions faire à l’époque était d’aller au gymnase.»

Le club de Miraas a été créé à Djeddah il y a un an, et l’arrière gauche en fut l’une des fondatrices. «Nous avons fourni tout ce dont les filles ont besoin pour jouer au football.»

Partageant le même sentiment, Amal Gimie, âgée de 26 ans, milieu de terrain érythréenne des Kings United de Djeddah, joue depuis l’âge de 8 ans. Même si elle ne participe pas non plus, cela ne l’empêche pas de suivre sa passion et d’améliorer ses compétences.

«Il y avait un match tous les week-ends, les garçons nous faisaient jouer au début en tant que gardiennes de but, et, en 2002, quand j’ai vu la Coupe du monde féminine pour la première fois, ma passion pour ce sport est née», a précisé à Arab News Gimie, également diplômée en informatique de gestion. Elle a rejoint sa première équipe féminine de football «Challenge» à Riyad en 2014.

«C’était la première fois que je rejoignais une structure officielle. J’étais heureuse de jouer, mais, en même temps, j’avais l’impression que c’était un objectif inaccessible, j’avais l’impression de vieillir sans rien accomplir», ajoute-t-elle.

Le milieu de terrain explique que les règles du football ont influencé son caractère.

«Je suis quelqu’un qui a besoin de passion pour vivre. Je ne peux pas vivre sans avoir un objectif. Depuis l’enfance, je savais que je voulais être footballeuse », confie-t-elle. «Il y a toujours eu chez moi une volonté de poursuivre et de réaliser quelque chose. Le football a changé ma personnalité et renforcé ma détermination ainsi que mon goût d’apprendre. C’était un rêve que je n’étais pas sûre de réaliser un jour, mais j’étais déterminée à continuer. Sur le plan social, le travail d’équipe m’a beaucoup appris, ainsi que sur la façon d’entretenir des relations avec les gens. La sélectionneuse des Kings United, Elham Al-Amri, confie à Arab News que les femmes, athlètes et formatrices, et toute personne intéressée par le football, ont enfin l’opportunité de montrer leur amour pour ce jeu.

«Ce qui est encore plus passionnant, c’est la participation des joueuses de Kings United pour représenter la Ligue saoudienne», précise-t-elle. «Nous, à la Kings United, avons offert à nos joueuses l’ensemble des techniques et enseignements nécessaires pour augmenter leurs chances de participer à la Ligue.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

Cet article a été publié pour la première fois dans (Arab News)

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Dr Heidi Alaskary, orthophoniste saoudienne

07/10/20

Dr. Heidi Alaskary est la coprésidente principale du groupe de travail T20 6 sur l’économie, l’emploi et l’éducation à l’ère numérique.

Elle a étudié aux États-Unis et est orthophoniste de formation basée à Riyad.

Alaskary est actuellement la PDG de Special Olympics Arabie Saoudite. Auparavant, elle était adjointe par intérim de la planification et du développement à l’Autorité générale des sports. En tant que directrice du Fonds de développement des ressources humaines, elle a utilisé son expérience pour avoir un impact direct sur la vie des personnes handicapées en travaillant sur des lois et des programmes qui ont conduit à un emploi convenable et durable.

Elle a été directrice des affaires de recherche au Centre du roi Slamane pour la recherche sur les personnes handicapées (KSCDR), où elle était éducatrice, chercheuse et défenseure des personnes handicapées. Le poste lui a donné l’occasion de développer ses compétences en leadership, en administration et en réseautage.

Avant de rejoindre le centre, Alaskary était orthophoniste à l’Institut de Djeddah pour l’élocution et l’audition. Elle a été chargée de cours à l’Université du roi Saud tout en travaillant à temps partiel à l’Association des enfants handicapés de Riyad avant de devenir professeure adjointe en orthophonie à la fin de son doctorat.

Au KSCDR, elle a d’abord été coordinatrice du National Communication Disorders Program, puis directrice exécutive associée pour la recherche et le développement avant d’en assumer la direction. Elle maintient des certifications professionnelles et des affiliations pour soutenir sa participation à des projets importants qui ont un impact sur la vie des personnes handicapées.

Mardi, Alaskary a pris la parole lors d’un webinaire du groupe de travail T20 6 sur l’économie, l’emploi et l’éducation à l’ère numérique.

«La beauté des sujets dont nous parlons est que ce n’est pas quelque chose de réservé aux politiciens, aux gouvernements ou aux chercheurs», a-t-elle déclaré. «De nombreux sujets que vous allez entendre touchent chacun d’entre nous. Que nous soyons des enfants, des personnes handicapées, des femmes, des hommes, des personnes plus âgées, plus jeunes ou même des parents apprenant à devenir enseignants, essayant d’enseigner à nos enfants et de les protéger.

«Mon appel à l’action pour tous ceux qui vous écoutent est qu’il ne s’agit pas seulement de politiques, mais aussi des problèmes qui vous concernent en tant qu’individu. Quel est votre rôle en contribuant aux voix qui se rassemblent et contribuent à façonner la politique? Votre voix compte, vos pensées comptent. Nous avons hâte de les entendre ».

Cet article a été publié pour la première fois dans (Arab News)

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La présentatrice saoudienne Muna Abu Sulayman nommée directrice mondiale de l’équité chez Gucci

30/09/20

Sulayman a présenté plusieurs programmes à la télévision saoudienne. (Site internet d’Al Bawaba)
  • Sa mission consiste à définir et à mesurer les priorités et les objectifs de l’entreprise en termes de diversité, d’équité et d’inclusion
  • Muna Abu Sulayman a déjà collaboré avec Gucci dans le cadre de Chime for Change, une organisation consacrée à la lutte pour l’égalité des sexes

RIYAD: Muna Abu Sulayman, personnalité médiatique saoudienne, a rejoint le conseil d’administration de Gucci au poste de directrice mondiale pour l’équité.

La mission du conseil d’administration consiste à définir et à mesurer les priorités et les objectifs de l’entreprise en termes de diversité, d’équité et d’inclusion.

Mme Sulayman a publié la nouvelle mardi sur son compte LinkedIn. «Leur mission est de créer un sentiment d’appartenance où chaque personne se sentira appréciée et capable de contribuer et de s’épanouir», a-t-elle écrit.

Muna Abu Sulayman rappelle qu’elle a déjà collaboré avec Gucci dans le cadre de Chime for Change, une organisation fondée par la marque de luxe et consacrée à la lutte pour l’égalité des sexes. Cette organisation apporte son soutien à des centaines d’organisations et de projets à travers le monde en faveur des femmes.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

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